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Déchéance des titres miniers expirés au Kasaï : Guy Mafuta poursuit son combat

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Le député Guy Mafuta Kabongo a été reçu ce mercredi 26 janvier par le vice-ministre des Mines, Godard Motemona, dans le cadre de la poursuite de son combat consistant à la déchéance des titres miniers non en règles avec l’État congolais, précisément au Kasaï. Selon lui, certains détenteurs des titres miniers ne paient rien à l’État en terme de redevances et taxes.

Pour l’élu du Kasaï, il était important de venir rencontrer l’autorité de tutelle pour examiner ce cas. Car, ces gens empêchent des jeunes congolais de jouir de leurs droits d’exploiter de manière artisanale leurs ressources naturelles.

« Il y a un vrai problème au Kasaï. Cette province est agricole mais elle est aussi minière, et quand vous suivez l’actualité, des jeunes congolais se déversent tous en Angola pour aller chercher du diamant. Nous avons un code minier qui donne le droit aux Congolais, qui s’organisent en coopératives, d’exploiter de manière artisanale leurs ressources naturelles. Dans le cas d’espèce vous allez à faire à des compatriotes qui ont de titres miniers, qui ne paient rien à l’État en terme de redevances et taxes mais qui continuent à jouir de ses titres. Nous disons, il n’est pas normal que des personnes qui n’ont plus qualité empêchent d’autres Congolais d’accéder aux mines conformément à la loi. C’est pour cela, nous sommes venus voir le ministre pour voir comment examiner, au cas par cas, tous ces titres. Ceux qui sont en règles, on les laisse et ceux qui ne sont plus en droit, qu’on puisse les retirer par un arrêté de déchéance », a-t-il argumenté.

Il faut noter que Guy Mafuta avait lancé ce combat depuis 2020 lorsqu’il avait déposé, à l’Assemblée nationale, une question écrite à l’ex ministre des Mines, Willy Kitobo, pour solliciter la déchéance des titres miniers non en règle avec l’État congolais. Aujourd’hui, cette question a été également soulevée récemment par un jeune kasaien lors du passage du chef de l’État Félix Tshisekedi dans ce coin du pays.

« C’est un combat que nous avons commencé depuis deux ans maintenant. Au passage du chef de l’État à Tshikapa, la population l’a accueilli avec cette question. Cela pour dire que le problème de carrés miniers nous tue. Si aujourd’hui nous ne sommes pas encore en mesure de leur donner du travail avec des entreprises, les jeunes gens ont encore la force de travailler. Pour ne pas annuler ces titres miniers, les transformer en zone d’exploitation artisanale. Ça va permettre aux Congolais qui vont s’organiser en coopérative de travailler parce qu’ils ont la force… », propose-t-il.

Et de poursuivre : « Pire, vous avez des mamans qui ne savent plus faire le champ parce qu’un Monsieur a un titre minier qui du reste devrait être déchu, mais continue à imposer à nos maraîchers des conditions inacceptables. Cet état de chose ne me met pas à l’aise. »

Après cet échange avec le vice-ministre des Mines, le député national Guy Mafuta est sorti avec une note de satisfaction. Le vice-ministre lui a fait part de la commission qu’il a mise en place pour examiner ce cas. Et dans les 48 h, la liste de tous ces « titres à problème » sera transmise et la commission va examiner, au cas par cas, pour permettre à l’autorité de prendre l’acte nécessaire.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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