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Décès du juge Yanyi : sa famille rejette le rapport de Célestin Tunda et exige une enquête internationale
Dans une déclaration faite ce mercredi 17 juin, la famille biologique du juge Yanyi, a, par la bouche de l’abbé Djemba, rejeté en bloc la version de l’autopsie présentée ce mardi 16 mai par le VPM et ministre de la Justice.
Pour cette famille, l’annonce des rapports de l’autopsie fait par le vice- premier ministre, ministre de la Justice, Célestin Tunda ya Kasende, revêt un caractère plutôt politique que judiciaire.
La famille du défunt magistrat fait savoir que la primeur de l’information sur l’autopsie devrait être réservée à elle et non à l’opinion publique.
“C’est la famille qui a saisi le Parquet et formalisé la demande d’autopsie ; de sorte que la primeur de l’information devrait être réservée avant tout à celle-ci, plutôt qu’à l’opinion publique. Cela viole le secret de l’instruction judiciaire par la médiatisation dudit rapport. Il faut noter ici la désapprobation du rapport de l’autopsie par la famille, d’entrée de jeu, pour des raisons que les conclusions rendues contredisent les deux rapports préliminaires dont la teneur nous a été révélée”, rapporte-t-elle dans la déclaration.
Et de poursuivre:
“La deuxième autopsie pratiquée par un expert international qui fait foi au gouvernement congolais l’a été à l’însu de la famille. Alors que celle-ci conditionnait avoir les éléments du premier rapport du Docteur Tshomba avant de procéder à cette deuxième autopsie. C’est ce que la manipulation du corps du défunt par cet expert international a été faite à l’absence de la famille, ce qui rime à une fraude organisée”.
Pour ce, la famille du juge Yanyi exige, à cet effet, l’ouverture d’une enquête internationale et indépendante.
Il est question pour cette famille d’élucider les circonstances du décès du magistrat.
“Concrètement, la famille doute du reste de la procédure enclenchée par la justice nationale. Et exige une enquête internationale indépendante pour plus de crédibilité afin de soulager tant soit peu sa douleur, en ce moment aù elle est plus
qu’insécurisée”, insiste-t-elle.
Il sied de rappeler que Raphaël Yanyi, juge president du procès de 100 jours impliquant le Directeur de cabinet du Chef de l’Etat, Vital Kamerhe et consorts, est décédé le 27 mai dernier de manière inattendue.
Thierry Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
