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Début de démolition de vieux bâtiments au Marché central de Kinshasa

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Ce jeudi 18 mars a débuté la démolition de vieux bâtiments au Marché central de Kinshasa en marge de la construction du nouveau marché moderne.

Le gouverneur de la ville de Kinshasa, le représentant de l’entreprise chargée d’exécuter les travaux, le ministre provincial de l’Environnement et l’administrateur du marché ont assisté à la démolition de quelques magasins.

Pour rappel, un échange vif a eu lieu, ce mercredi 10 mars 2021, à l’hôtel de ville de Kinshasa où le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, avait tenu à avoir un dialogue franc et sincère avec tous les intervenants impliqués dans le fameux projet portant sur la reconstruction/réhabilitation du marché central de Kinshasa.

Le Premier citoyen du Congo avait écouté, en toute démocratie, tous les protagonistes du dossier, opposants et partisans. Des gestionnaires aux banquiers, en passant par les syndicalistes, les vendeurs, les riverains etc, tous ont répondu présent à l’appel, y compris un entrepreneur libanais, Mr Hassan et bien sûr le gouverneur de la ville de Kinshasa, Mr Gentiny Ngobila.

Le Chef de l’État avait donné la parole aux différentes parties concernées via leurs délégués. Il était question, pour lui, de recueillir, sans langue de bois et en toute liberté, les avis des uns et des autres afin de se forger une solide conviction sur ce dossier qui défraie la chronique.

À la lumière des explications reçues, il s’était dégagé une majorité en faveur de la construction d’un nouveau Grand marché de Kinshasa. Cité comme principal acteur dans la spoliation des espaces du Grand Marché, M. Hassan avait, tout en balayant les accusations portées contre sa personne, déroulé tout le processus ayant conduit à toutes ses acquisitions sur le site.

Ne se reprochant de rien, l’homme d’affaires libanais s’est même dit disposé à présenter au Chef de l’Etat toutes les preuves du dossier. Et de rappeler qu’il avait investi plusieurs millions de dollars au terme d’un contrat conclu avec la ville de Kinshasa portant sur l’érection d’une centaine de magasins en plus de la réhabilitation du Marché lui-même. D’où, a-t-il ajouté, une rétrocession en sa faveur ne devrait poser aucun problème.

En conclusion des échanges, le Chef de l’Etat s’est dit favorable à la revisitation du fameux contrat en toute transparence.

Par ailleurs, le responsable de FNB, la banque qui va octroyer le crédit, grâce auquel le nouveau marché sera construit, avait confirmé l’implication de son institution financière. Quant à la construction proprement dite du nouveau Marché central, c’est la firme Sogema qui en aura la responsabilité dès que le contrat sera finalisé cette semaine avec l’Hôtel de ville de Kinshasa.

Les 30.000 vendeurs opérant sur le site ont été relocalisés dans d’autres marchés environnants.

D’une superficie de 3500 mètres carrés, le Grand marché de Kinshasa a été créé en 1943. Le Président Mobutu l’a ensuite renouvelé en forme de parapluie en voile de béton en 1970.

 

Thierry Mfundu/CONGOPROFOND.NET

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Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda et l’ASMECO plaident pour une refondation institutionnelle

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Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine. 

À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions

Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.

L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.

Un mandat présidentiel plus long

Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.

La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.

Les fonctions de souveraineté et la question identitaire

Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.

Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.

Vers un Parlement monocaméral ?

Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.

Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.

Une vision portée par l’ASMECO

À travers l’Association des Métis au Congo (ASMECO), Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. La structure affirme également promouvoir des projets de développement communautaire et l’autofinancement pour soutenir ses actions sociales.

Ces nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de cette organisation citoyenne qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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