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« Déboulonnage de la dictature »: Félix Tshisekedi met les points sur les » i «
Au cours d’une interview accordée à un média étranger, Félix Antoine Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo, est revenu sur le fond de ses propos tenus lors de son séjour aux États-Unis liés à son intention de « déboulonner » le système dictatorial en République démocratique du Congo.
« Je vais m’attaquer à tout ce qui a avili les citoyens congolais et qui a contribué à affaiblir le développement de notre pays. Ces antivaleurs, ces brimades, ces corruptions, ces habitudes de traquer les opposants qui émettaient un son contraire. Si nous allons dans une coalition avec le FCC, c’est autour de ce principe que je viens de vous étayer. Ce n’est pas autour de ce qu’ils faisaient avant. On va se mettre ensemble, mais autour de la nouvelle vision, de la nouvelle approche qui est la mienne. Pas question de replonger dans les travers du passé. C’est ça que je vais déboulonner », a-t-il fait savoir. Tout en précisant qu’il s’agit des mauvaises pratiques du passé auxquelles il fait allusion et non aux individus.
« J’ai proposé qu’on tire un trait sur le passé qui est fait de beaucoup de mauvaises choses, en nous disant que dès maintenant, nous recommençons une nouvelle ère. Et nous espérons que dans cette ère, il n’y aura plus ces pratiques du passé », a ajouté le cinquième président de la République démocratique du Congo.
Par la même occasion, Félix Antoine Tshisekedi a prévenu qu’il ne sera pas un président de la République complaisant.
« Si maintenant ce que j’ai dit a gêné des gens, ça veut dire que ces gens sont mal intentionnés. Ce qu’ils ne voulaient pas m’entendre dire des choses comme ça parce qu’ils pensaient que moi j’allais être un président complaisant, et qui allait continuer les mêmes méthodes du passé. Je dis Non », a-t-il précisé au cours de la même interview.
Et de conclure: »Je n’accepterai pas ça, je ne vais plus retomber dans ces travers là. Donc, c’est ce que j’entendais par déboulonner le système et cela n’empêche pas du tout une coalition avec le FCC parce que ce FCC le sait très bien, pour avoir échangé avec nous, quel est l’entendement que nous faisons de cette coalition ».
« Ce sera une coalition au service de notre peuple et de notre pays », a-t-il martelé.
MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
