Actualité
DCMP revoit à la hausse ses ambitions : le budget fixé à 5 millions USD
Le Daring Club Motema Pembe a tenu son assemblée générale ordinaire de la saison 2019-2020 ce jeudi 25 juin dans les bureaux de son président de coordination, Vidiye Tshimanga. Au cours de cette session, les participants ont décidé de revoir à la hausse les objectifs du club pour la saison 2020-2021.
Avant l’assemblée proprement dite, celle-ci a été précédé par une réunion du conseil d’administration présidée par celui qu’on appelle affectueusement Papa Mukamba, assisté par Charles Okoto, Donat Liwoke, Charles Thambwe, tous administrateurs du club. Il a été question de passer en revue le rapport annuel de la première saison du Comité Tshimanga depuis son avènement.
Ce rapport a été approuvé et le conseil d’administration se dispose pour accompagner Vidiye Tshimanga dans sa deuxième saison au Daring.
Concernant l’assemblée générale ordinaire, elle a été présidée par lui-même Vidiye Tshimanga et s’est déroulée dans le calme avec la présence des représentants des entités et membres du comité dans le strict règles d’hygiènes pour éviter la propagation de la Covid-19.
Le secrétaire général du DCMP, José Mandjeku, a fait lecture du rapport et les projections de la saison prochaine dont le point essentiel à retenir est la hausse du budget pour l’année 2020-2021. Celui-ci passe de 2.500.000 à 5.000.000 USD.
Il y a également la hausse des ambitions. Si la saison dernière le Daring s’est arrêté en phase des groupes de la coupe de la confédération et la troisième place en Ligue nationale de football, cette fois-ci il vise le titre de la Linafoot de la saison prochaine et dépasser l’étape de phase des groupes de la coupe de la confédération.
Rappelons-le, après l’arrêt du championnat de la Linafoot à cause de la pandémie de COVID-19, le Daring Club Motema Pembe a fini 4e et a été récupéré comme 2e représentant de la RDC en coupe de la confédération avec l’AS Maniema Union de Kindu.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
Politique
RDC : Andy Bemba évoque « La formation plus rapide du gouvernement et la réduction de sa taille » comme l’une des raisons principales de la réforme constitutionnelle
Le débat sur la révision constitutionnelle rebondit dans le paysage politique congolais. Pour Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), la question ne se limite pas à des ajustements techniques : il s’agit de repenser l’efficacité de l’État face aux urgences du pays.
« L’une des raisons pour lesquelles il nous faut revoir notre Constitution, c’est la nécessité d’une formation rapide du gouvernement et d’une réduction de sa taille », déclare-t-il. Selon lui, l’architecture actuelle ralentit la mise en place des équipes gouvernementales et alourdit le fonctionnement de l’exécutif.
Andy Bemba défend l’idée d’un « État plus léger, plus efficace et moins coûteux ». Dans sa logique, une équipe gouvernementale resserrée permettrait de réduire les dépenses de fonctionnement tout en accélérant la prise de décision. « Cela permettrait une meilleure gouvernance et des décisions plus rapides face aux défis du pays », insiste-t-il.
Le leader de Nouvelle Pensée pointe un problème récurrent : les longs délais de formation des gouvernements après les élections ou les remaniements. Ces périodes de transition, dit-il, bloquent l’action publique alors que les besoins en matière d’infrastructures, de sécurité, d’éducation et de santé restent urgents. Un exécutif plus restreint, avec des portefeuilles clairement définis, éviterait selon lui les chevauchements de compétences et les blocages politiques.
Au-delà de la taille, c’est la logique de gestion de l’État qui est visée. Andy Bemba estime qu’un gouvernement pléthorique génère des coûts inutiles qui pèsent sur le budget national sans garantir de meilleurs résultats. « Moins coûteux » ne signifie pas moins ambitieux, précise-t-il, mais plus rationnel dans l’allocation des ressources humaines et financières.
Cette position s’inscrit dans un débat plus large sur la réforme des institutions. Plusieurs acteurs politiques et de la société civile réclament depuis des années une rationalisation de l’appareil d’État pour le rendre plus réactif. Pour Andy Bemba, la Constitution doit encadrer ces changements afin d’éviter que la formation du gouvernement ne devienne un marchandage politique au détriment de l’intérêt général.
L’enjeu, conclut-il, est de donner au pays un exécutif capable d’agir vite et bien selon les besoins de la population. Dans un contexte où les défis économiques et sécuritaires s’accumulent, « La rapidité et l’efficacité ne sont plus un luxe, mais une nécessité ».
La proposition relance la question : la révision constitutionnelle doit-elle se limiter à des aspects politiques ou intégrer une réforme profonde du fonctionnement de l’État?
Blaise ABITA ETAMBE
