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DCMP : révélé dans une vidéo en colère contre ses joueurs, Vidiye Tshimanga s’explique
Dans une vidéo virale circulant sur la toile, Vidiye Tshimanga, le président de coordination du Daring Club Motema Pembe( DCMP), a dévoilé toute sa colère envers ses joueurs après le match nul d’un partout, le dimanche dernier à Lubumbashi face au Saint Eloi Lupopo.
Dans les vestiaires, Tshimanga a haussé le ton sur ses joueurs leur interdisant les pratiques fétichistes. Pour lui, ses poulains ont déçu et doivent se confier à Dieu. Une communication qui a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux.
Ce mardi 15 octobre, le conseiller stratégique du chef de l’État, a, sur sa page Facebook, fait une mise au point sur ce dossier et a également evoqué l’État de ses relations avec le président du section football du DCMP, Ayi Idambituo.
Voici en intégralité, le post de Vidiye Tshimanga :
Imaniennes et Imaniens,
Depuis 48h, tourne en boucle sur tous les réseaux, une vidéo de moi en colère dans les vestiaires.
Tout en regrettant profondément que ces images aient été divulguées au grand public, je tiens à apporter ici quelques précisions.
Les Imaniens supporters ainsi que les dirigeants, m’ont fait l’ honneur de me confier la mission de diriger notre club et de l’ emmener le plus loin possible dans les différents championnats que nous jouons. Cette responsabilité, je l’ai voulue et je l’ai acceptée. Aujourd’hui je dois l’ assumer et la réaliser.
Pour y arriver, j’ai choisi d’offrir à notre club, à nos athlètes, nos staffs et nos dirigeants, tous les ingrédients qui m’ont emmené la réussite dans ma vie familiale, professionnelle et sociale.
Ces éléments sont : l’ amour, le travail, la discipline, l’honneur, la fierté, l’ambition, la volonté et le plus important de tous, la Foi en Dieu qui ne laisse aucune place au doute dans mon esprit et dans mon cœur.
J’aime notre équipe et tout ce qu’elle représente. J’aime chacun de nos joueurs car je les connais un a un avec leurs qualités et leurs faiblesses, avec leurs craintes et leurs rêves. J’aime nos entraîneurs et nos staffs médicaux , car il sont dévoués et engagés. J’ aime mes collaborateurs car ils ont tous choisis de sacrifier une partie de leur vie pour se consacrer à nos couleurs. Et j’aime nos supporters parce qu’ils souffrent et rayonnent au rythme du vert et blanc.
Alors je vous demande à toutes et à tous de me laisser guider notre équipe avec les valeurs qui sans aucun doute, feront de notre club, le plus attirant et le plus méritant de la RDC et très vite de toute l’ Afrique.
J’ y crois parce que l’ échec a été banni de mon vocabulaire depuis le jour ou j’ai compris et choisi Dieu comme seul guide de ma vie. Les sceptiques diront que le foot a des réalités mystiques qui obligent à chercher d’autres voies, mais moi je sais que les seules voies qui mènent à la réussites sont : le talent, le travail, la concentration, la discipline, les moyens et cette Foi qui nous rend bien plus fort que n’importe quelle croyance de bas étage.
Je demande aujourd’hui à nos frères et sœurs Imaniens , d’arrêter les disputes inutiles, les bagarres entre frères.
Nous vibrons tous pour les mêmes couleurs, nous festoyons lors des victoires et nous pleurons à chaque défaite, alors au lieu de nous tirailler pour les choix des uns ou des autres , je vous demande solennellement de me laisser guider notre club avec ces valeurs. Si j’échoue dans mes objectifs, j’en tirerai toutes les conséquences.
Imana cette saison va construire les bases de son sacre pour les saisons prochaines. Nous allons former et renforcer nos jeunes recrues en tirant le meilleur de nos joueurs plus expérimentés. Nous allons construire un système de jeux et affiner la complémentarité de nos joueurs. Une équipe ne se construit pas dans la précipitation mais dans la constance et dans la cohésion.
Pour terminer, je tiens à insister ici sur le fait que le Président Ayi Idambito est mon choix , et il a toute ma confiance. J’ai confiance en lui parce que je connais son amour pour notre club. Sachez aussi que je combattrai fermement toute personne qui s’attaquera de près ou de loin à lui. Nous pouvons avoir des divergences d’opinion , et c est normal car nous sommes des hommes et le président Ayi est un homme de convictions. Mais lui et moi, nous trouverons toujours la sagesse d’ aménager nos egos pour le bien du DCMP.
Imaniens et Imaniennes, ne soyons pas distrait , le combat c’est contre Vita, Orange, Lupopo, Mazembe et les autres mais pas entre nous.
Que Dieu bénisse notre Club.
Dieu Connaît Mon Problème (DCMP )
Retournons au travail.
Vidiye Tshimanga Tshipanda.
President
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles
C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.
Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle
Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.
La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.
Des contenus déconnectés des réalités africaines
Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.
À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.
Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.
Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.
Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?
Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
