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Dany Mukendi wa Dinanga rétablit la vérité sur le budget national sous F. Tshisekedi

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Alors que les débats se multiplient autour de la réalité des chiffres du budget national, une voix se démarque par sa clarté et sa rigueur : celle de Dany Mukendi wa Dinanga, analyste économique, qui revient avec précision sur l’évolution budgétaire de la RDC sous la présidence de Félix Tshisekedi.

Un budget national effectivement multiplié par quatre

Contrairement à certaines affirmations réductrices circulant dans les médias et les cercles politiques, le budget national est bel et bien passé de 4 milliards USD à 16 milliards USD sous le mandat de l’actuel Chef de l’État. Cette progression, sans précédent, est le fruit d’une stratégie articulée autour de trois composantes majeures du budget, souvent mal comprises ou volontairement ignorées dans les débats publics.

Une lecture partielle des chiffres pointée du doigt

Récemment, le Vice-Premier Ministre en charge du Budget a évoqué une augmentation des recettes reversées au compte général du Trésor, soit de 9,9 à 13 milliards de dollars USD. Mais comme le souligne Dany Mukendi wa Dinanga, cette lecture ne prend en compte qu’une partie du budget national.

Or, le budget national congolais repose sur trois piliers :

1. Le compte général du Trésor, utilisé pour les dépenses courantes de l’État ;

2. Les comptes annexes, comme le FPI, le FONER ou le FOMIN, qui reçoivent directement des ressources sans passer par le Trésor ;

3. Les financements extérieurs, qu’il s’agisse de dons ou d’emprunts destinés à soutenir les projets de développement.

C’est l’agrégation de ces trois sources qui permet d’atteindre le total de 16 milliards USD.

La méthode Kazadi : performance et rigueur

Sous la coordination de Nicolas Kazadi, alors ministre des Finances, ces trois sources de recettes avaient connu une croissance continue, appuyée par des politiques fiscales plus efficaces, une meilleure transparence, et une coopération renforcée avec les partenaires extérieurs.

Autre fait notable : durant les trois années de gestion Kazadi, les budgets rectificatifs étaient systématiquement revus à la hausse, preuve que les prévisions de recettes étaient non seulement atteintes, mais dépassées.

À l’inverse, le collectif budgétaire 2024, préparé par l’administration actuelle, a été révisé à la baisse, signe d’un net recul dans la mobilisation des ressources.

Dany Mukendi wa Dinanga : pour une lecture complète et honnête du budget

Dans ce contexte, Dany Mukendi wa Dinanga plaide pour une lecture complète, rigoureuse et honnête des finances publiques. Selon lui, réduire l’analyse budgétaire à la seule trésorerie centrale fausse la perception globale des progrès réalisés durant les dernières années.

Il insiste sur le fait que le budget national est un tout, et que les comptes spéciaux et les ressources extérieures (bien qu’en dehors du circuit classique du Trésor) jouent un rôle fondamental dans le financement de l’économie congolaise. Omettre ces volets revient à minimiser l’effort collectif de mobilisation des ressources et à brouiller la compréhension des résultats obtenus sous le leadership de l’ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi.

« Ce n’est pas en fragmentant les chiffres qu’on peut évaluer objectivement une performance budgétaire. L’intégrité de l’analyse repose sur la prise en compte de toutes les sources de financement de l’État », martèle Dany Mukendi dans ses interventions publiques.

Il déplore également un manque de pédagogie dans la communication gouvernementale actuelle, qui entretient la confusion dans l’opinion. Pour lui, l’heure est à la rigueur intellectuelle et à la transparence, surtout dans un contexte économique incertain où la crédibilité budgétaire devient un levier clé pour renforcer la confiance des partenaires et des citoyens.

En redonnant à l’opinion les clés d’une lecture budgétaire complète, Dany Mukendi wa Dinanga s’impose aujourd’hui comme une voix indépendante et lucide au cœur d’un débat trop souvent instrumentalisé. Une contribution salutaire à l’heure où le pays a plus que jamais besoin d’ancrer sa gouvernance financière dans la vérité des faits et des chiffres.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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