Analyses et points de vue
Daniel Mukoko Samba : L’homme à abattre et héros inattendu face à la mafia économique en RDC
Dans un pays où l’impuissance des institutions et la corruption gangrènent chaque niveau de gouvernement, Daniel Mukoko Samba s’érige en figure emblématique de la résistance. Son crime ? Avoir eu le courage de s’attaquer à la mafia économique qui sévit dans les arcanes du secteur pétrolier en République Démocratique du Congo.
Un acte de bravoure qui lui a valu de devenir l’homme à abattre, ciblé par un réseau de prédateurs en quête de pouvoir et de profit. Les récentes révélations concernant la certification des pertes et des manques à gagner, accompagnées de procès-verbaux de dettes et de créances des sociétés pétrolières, ne sont pas qu’un simple coup de semonce.
Elles révèlent l’ampleur d’un système mafieux qui, pendant des années, a siphonné les ressources du pays sans aucun scrupule. En se positionnant fermement contre ce fléau, le VPM Daniel Mukoko Samba a touché un nerf sensible. Les tentatives de déstabilisation orchestrées par ceux qui se sentent menacés par son action témoignent de la fragilité d’un système corrompu.
Que certains dignitaires et membres des cabinets ministériels voire des militants de certains partis politiques en passant par des simples administratifs, osent menacer publiquement un Vice-Premier Ministre en fonction, montre à quel point les rapports de force sont inversés dans notre république. C’est un signe indéniable que les véritables décideurs sont ceux qui, dans l’ombre, tirent les ficelles d’une mafia bien rodée.
Les autorités, notamment le Chef de l’État Félix Tshisekedi et la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, doivent prendre la mesure de cette situation. Il est impératif qu’ils soutiennent les efforts du Professeur Daniel Mukoko Samba pour rétablir l’ordre et la justice dans un dossier pétrolier qui ressemble de plus en plus à un trou noir mais à tout le secteur économique congolais, engloutissant tout sur son passage.
Les insultes et les menaces proférées à l’encontre de Mukoko Samba ne sont pas seulement des attaques personnelles ; elles dégradent également le climat de confiance entre le peuple et les institutions. En s’attaquant à celui qui incarne une politique économique cohérente et engagée voulue par le Chef de l’État, ces détracteurs cherchent à dissuader toute forme de changement.
Mais la résistance est en marche, et elle est portée par ceux qui croient encore en une RDC libre de ses chaînes. Le peuple congolais n’est pas prêt à revivre des scandales qui enrichissent les étrangers et appauvrissent les contribuables congolais. Il ne veut plus de ceux qui pillent et détournent les deniers publics tout en se cachant derrière la bonne volonté du Président de la République.
Il est temps de faire front contre cette mafia, de soutenir ceux qui ont le courage de s’opposer aux lobbies puissants et de redonner au peuple congolais l’espoir d’un avenir meilleur. Daniel Mukoko Samba n’est pas seulement un homme à abattre, il est le symbole d’une lutte nécessaire pour la justice et la transparence. Que les autorités entendent cet appel et prennent leurs responsabilités, car l’avenir de la RDC en dépend.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Analyses et points de vue
RDC : Quid de la réinsertion familiale et la protection des enfants ? (Par Zagor Mukoko Sanda)
Le profil social de Kinshasa est caractérisé par la pauvreté, les inégalités, les disparités dans les conditions de vie entre les différentes couches de la population. Dans la Ville de Kinshasa, on compte plusieurs catégories de groupes vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes du troisième Age, personnes vivant avec le VIH, personnes avec handicap, déplacés, malades mentaux, les personnes victimes de sinistres et calamités naturelles.
Les activités dans ce secteur sont assurées par le Ministère des Affaires sociales, en partenariat avec les Organisations non gouvernementales avec l’appui des organisations humanitaires internationales. Ces activités visent principalement l’assistance sociale, la récupération, la réinsertion socio-professionnelle.
En optant pour l’accompagnement des acteurs sociaux dans le travail social , le CEPEF s’est orienté principalement dans l’analyse des phénomènes sociaux et des pratiques professionnelles ,la vulgarisation des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et les activités de renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le domaine de réinsertion et la protection des droits des enfants et leurs familles dont certaines ont élues domicile dans la rue.
CEPEF, structure de réflexion pour des pratiques innovantes

Il faut noter que le CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socioéconomique des enfants et jeunes de la rue.
Le CEPEF a pour ambition de faire le point sur les savoirs et des pratiques professionnelles du travail social au profit de ses bénéficiaires. Il se focalise sur les rôles et les fonctions des travailleurs sociaux dans les structures publiques et dans celles du mouvement associatif congolais. Le CEPEF s’appuie sur les réalisations professionnelles dans une perspective actualisée qui permet d’entrevoir ce qui est effectivement reconduit aujourd’hui et ce qu’il faut impérativement faire advenir demain pour une coresponsabilité dans la protection de l’enfant dans la société.
Le Processus de Réinsertion
Un des objectifs du CEPEF est, d’une part, de renforcer les compétences de l’acteur social à mieux accompagner l’enfant en rupture familiale à s’intégrer réellement dans la société et rétablir la relation entre cet enfant et dans sa famille grâce au processus de réinsertion « IDMRS » à travers la scolarisation, l’intégration des enfants dans les différents mouvements de jeunesse.
A propos de l’aspect « rétablir la relation entre l’enfant et la famille « , il importe de faire remarquer qu’il renvoie au départ de la relation entre l’enfant et l’éducateur social ou l’assistant social. Le premier contact avec l’enfant, selon les acteurs sociaux, est très déterminant car il peut favoriser la réussite du processus en cas d’acceptation mutuelle. Pour parvenir l’acteur social utilise ses techniques professionnelles de base marquées par sa disponibilité à savoir : l’observation, l’entretien et l’écoute. Grace à l’identification de l’enfant, le travailleur social prend connaissance de l’enfant puisque ce dernier est appelé à décliner son identité, celle de ses parents, ses ambitions et son problème.
Par les enquêtes sociales, l’acteur social prend connaissance de la famille biologique ou élargie, jauge la possibilité de réunification familiale, établit un contact direct avec la famille, cherche l’implication effective de la famille au projet de réinsertion à court ou long terme de l’enfant.
Le processus de réinsertion demande beaucoup des moyens humains, matériels et psychologiques. Chaque enfant est un cas qui demande des moyens selon la gravité de sa situation car chaque enfant à son histoire spécifique.
Suivi psychologique pour les violences
Les cas les plus difficiles pour l’aboutissement de la réinsertion sont dans l’accompagnement psychosocial des enfants victimes des violences psychologiques, verbales ou physiques. L’apport des psychologues cliniciens est très déterminant pour redonner la confiance en soi annulée. L e CEPEF s’appuie l’expertise de l’équipe des psychologues cliniciens sous la responsabilité de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA PhD et de la CT Etiennette Mukwanga.
La formation continue ou le renforcement des capacités est très indiqué, gage d’un bon résultat dans la protection de l’enfant dans les centres d’hébergement du territoire.
Zagor Mukoko Sanda
