Connect with us

Culture

Culture : délocalisé à Lubumbashi, le Festival Amani rassemble les couches sociales pour la paix

Published

on

La 11ème édition du Festival Amani s’est ouverte ce vendredi 10 avril 2026, au Complexe Kiwele, dans la ville de Lubumbashi. Cet événement culturel pour la paix, l’unité et le vivre-ensemble a été lancé par la Première ministre Judith Suminwa, qui a reconnu le rôle de la culture dans la consolidation de la cohésion sociale et le développement.

Dans son allocution, Judith Suminwa a indiqué que la 11ème célébration de ce festival marque « à la fois la résilience face à l’adversité, la continuité d’un idéal et la renaissance nécessaire », dans un contexte de tensions sécuritaires dans la partie Est du pays, où l’unité nationale est de mise.

« En rassemblant des dizaines de milliers de concitoyens venus de tous les horizons, il offre un visage et une voix à une jeunesse engagée, créatrice et résolument tournée vers le progrès. Au-delà de sa dimension festive, cet événement nous rappelle avec force que la culture, l’art et la musique ne sont pas simplement des ornements, mais de puissants leviers de paix, d’unité et de transformation structurelle de notre société », a déclaré Judith Suminwa.

Placé sous le thème « re-devenir », la délocalisation du Festival Amani vers Lubumbashi n’est pas anodine. Elle intervient dans un contexte où une rébellion nommée Debout Katanga pour la libération du Congo a été créée dans le territoire de Mitwaba. Mais aussi dans un contexte marqué par la régénération, notamment sur les réseaux sociaux, des vieux démons de deux frères amis-ennemis, alimentant les tensions sempiternelles entre les communautés kasaïenne et katangaise sur le numérique.

Grâce à son pouvoir réunificateur, la culture servira à prêcher la paix et le vivre-ensemble, afin de tenir en bride les antagonismes qui s’élèvent sur les réseaux sociaux, alors que les faits marquants des années 90-92 restent indélébiles.

Après les cérémonies officielles, les artistes musiciens se sont produits sur scène, de RJ Kaniera à Ferré Gola « Jésus des nuances », en passant par DJ Spilulu. Un moment de convivialité et de cohésion pour une jeunesse nouvelle et unie. D’autres artistes sont annoncés, notamment Youssoupha et Innos’B pour les deux jours restants du festival.

Patient M. MBY/CONGOProfond.net

Genre

RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026

Published

on

Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.

À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.

Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.

Exaucé Kaya

Continue Reading