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Cuivre en RDC : Cyrille Mutombo parie sur l’exploration, pas la spéculation
Cyrille Mutombo, Directeur Pays de Barrick en RDC et Directeur Général de Kibali Gold Mine, a annoncé une nouvelle phase d’exploration minière dans le Haut-Katanga. À l’occasion du breakfast RDC à Indaba Mining, il a souligné que les permis d’exploration du cuivre obtenus en 2024 avancent à « vitesse de croisière ».
« La prochaine grande activité de Barrick en RDC, à côté de l’or, sera le cuivre », a-t-il déclaré. Des équipes de géologues sont déjà mobilisées, prêtes à démarrer les travaux d’exploration, première étape cruciale avant toute exploitation minière. Pour Cyrille Mutombo, cette approche est stratégique : « L’exploration est le fondement de toute activité minière. Lorsqu’on part de zéro, on évite les spéculations et on maîtrise mieux son investissement. »
Barrick ne débute pas dans ce domaine. L’entreprise dispose déjà d’une mine de cuivre en Zambie et d’un autre projet au Pakistan combinant or et cuivre, avec une projection de production sur un siècle. Cette expertise mondiale est désormais mise à contribution pour développer le potentiel cuprifère congolais.
Interrogé sur les défis logistiques, notamment le déficit énergétique du Katanga, Mutombo s’est voulu rassurant : « Barrick sait se préparer. Nous verrons comment atténuer ce défi au moment venu. »
L’expérience accumulée à Kibali, avec une demande énergétique instable de 43MW, a permis à Barrick de développer des solutions innovantes, notamment une transition vers les énergies vertes lancée dès 2015.
L’heure est donc à la patience et à la rigueur scientifique. Pour Cyrille Mutombo, l’avenir du cuivre en RDC s’écrit d’abord sous le signe de la recherche, et non de la précipitation.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils
À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.
Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.
Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international
Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.
Exaucé Kaya
