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Crise postelectorale : Martin Fayulu tend finalement la main à Fatshi ?
C’est un document visiblement fiable au vu de l’importance à lui accordée par de grands acteurs politiques, entre autres, Olivier Kamitatu. C’est un document aussi surprenant que révélateur signé par Martin Fayulu. Il y est repris une volonté de dialogue avec le président Felix Tshisekedi.

Fayulu y propose la création d’un « Haut Conseil des réformes institutionnelles » dont il se positionne d’emblée en dirigeant naturel de ladite institution à créer, en guise de résoudre la crise postelectorale qu’il croit exister.
Cette instance à créer devra, à en croire ce candidat malheureux de la dernière élection présidentielle, « réformer la CENI, la Cour Constitutionnelle, la défense et sécurité, la gouvernance et les droits humains ».
Toute cette réforme devra, selon lui, s’étaler sur une période transitoire allant de « 12 à 18 mois ». Période après laquelle de nouvelles élections présidentielle, législatives, provinciales et municipales devront être organisées.
Tout de suite, des réactions fusent de partout. Parmi elles, celle de Olivier Kamitatu, directeur de Cabinet et porte-parole de Moïse Katumbi, qui fustige l’attitude de ce membre du présidium de Lamuka.

« En évoluant en franc tireur, Martin Fayulu tourne la page de la vérité des urnes. Son offre de dialogue avec Félix Tshisekedi consacre l’essoufflement d’un radicalisme stérile », a-t-il d’abord tweeté. Avant de poursuivre: « le procès en diabolisation intenté stupidement contre Moïse Katumbi s’en trouve encore plus inqualifiable », a-t-il conclu.

Même réaction de la part de Francis Kalombo, l’autre proche du coordonateur de Lamuka : « La journée on envoie le peuple dans la rue pour se faire tuer et la nuit on négocie un poste ( pour lui seul) à la tête d’une institution !!! La vérité des urnes à la Congolaise. Congolais Lamuka pe fongola misu », peut-on lire sur son compte Twitter.
Moïse DIX/CONGOPROFOND.NET
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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
