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Crise de farine : Le gouverneur Kyabula à la rescousse de Lubumbashi , le Haut-Katanga profond abandonné à son triste sort !
La situation de crise de la farine de maïs dans le Haut-Katanga devient de plus en plus inquiétante ces derniers jours. Cette denrée de première nécessité connait une rareté sans précédent dans les quatre coins de la province du Haut-Katanga.
À Kasumbalesa, par exemple, un sac de farine se négocie entre 75.000Fc et 80.000Fc. Une situation consécutive à la rareté de ce produit provenant de la Zambie, pays voisin ravitailleur des Hauts-Katangais.
Pour avoir la farine la population commerçante effectue des longues distances faisant même face aux multiples tracasseries. » Nous achetons en Zambie à 70.000Fc un sac de 25kg , pour venir revendre à 75.000Fc soit 80.000fc Ici à Kasumbalesa, la farine est même rare. Nous nous battons pour en avoir… », déclare à CONGOPROFOND.NET un commerçant.
Entre-temps, la ville de Lubumbashi échappe à cette crise de la farine, grâce à l’intervention active du gouvernement provincial qui dispose des points de vente de la farine « Made in Haut-Katanga » négociable à 20.000Fc par sac de 25kg.
Cette politique de servir seulement la ville de Lubumbashi sur 6 territoires et 3 villes est mal perçue par la population du Haut-Katanga profond qui s’estime victime d’une forme d’injustice du gouvernement provincial.
» Nous sommes tous du Haut-Katanga et nous déplorons cette politique injuste du gouvernement Jacques Kyabula qui consiste à servir seulement la ville de Lubumbashi, alors que cette situation est générale. Ici à Kasumbalesa, nous achetons à 80.000Fc, à Sakania 50.000Fc, à Likasi 80.000Fc, Kipushi, Kasenga, Pweto, Kambove n’en parlons pas. Pourquoi le gouvernement provincial se focalise seulement à Lubumbashi ? », martèle un autre habitant de Kasumbalesa.
Pour rappel, le gouvernement provincial du Haut-Katanga a disposé des bureaux communaux à Lubumbashi comme points de vente de la production locale à 20.000Fc par sac de 25Kg.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
