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Crise dans l’UDPS : Felix Tshisekedi encourage l’expression démocratique et reste optimiste à un aboutissement harmonieux
Au sein du parti présidentiel Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) il s’est érigé deux camps qui se regardent en chien de faïence. L’un des camps veut à tout prix en découdre avec l’actuel homme fort du parti Augustin Kabuya accusé de tous les maux.
Interrogé sur la question ce mardi 6 août, par nos confrères de Top Congo FM, le Président de la république Felix Tshisekedi s’est abstenu de s’ingérer dans les affaires du parti. Il encourage par ailleurs la liberté d’expression au sein des structures politiques, susceptible de révéler d’ éventuelles failles.
Cependant, il désapprouve l’usage des réseaux sociaux visant à salir les uns contre les autres.
» Du choc des mots jaillira la lumière. La seule chose que je déplore c’est l’usage des réseaux sociaux. À l’époque quand nous nous debattions, on le faisait dans des salles ou sur le net mais entre nous, sur les sites appropriés. C’était bouillant mais démocratique et ça terminait toujours par s’arranger« , a dit le chef de l’État.
Tout en restant optimiste à l’aboutissement harmonieux de ces tractations, il craint que les allures remarquées des Forces du progrès se répercutent dans l’UDPS.
À titre de rappel, les militants du parti au pouvoir se sont affrontés le mardi au palais du peuple, créant plusieurs dégâts matériels.
Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité
L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.
Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.
Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »
Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :
« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »
Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.
Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »
Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.
Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
