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Politique

Crise dans l’UDPS : Face aux positions tranchées de 3 camps, un Cadre du parti propose les voies de sortie à la Convention Démocratique

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Très Chers distingués membres de la Convention Démocratique, Je me permets de vous saisir afin de vous soumettre mes propositions de résolution de la crise qui secoue notre partie car trouvant soit utopiques, soit aléatoires, soit contre-productives les différentes propositions des 3 camps identifiés en conflit.

En résumé voici les propositions des uns et des autres :

  • Le premier camp dirigé par Mr le Ministre Honoraire Eteni Longondo propose la tenue d’un congrès pour statuer sur la réorganisation du parti et le départ du Secrétaire Général du parti Mr Augustin KABUYA qu’il juge ne pas être à la hauteur de la tache.

La tenue du congrès est une démarche démocratique qui permettrait certes de discuter ouvertement de nos problèmes internes, en dégager des résolutions opposables à tous. Cependant vous conviendrez avec moi que cette proposition ne tient pas car nous avons eu un congrès en décembre 2023 pendant lequel, nous avons confirmé son Excellence Mr le Président de la République comme Président de notre parti et en même temps avons constaté son empêchement momentané à cause de ses charges d’Etat.

Pour régler le problème, le Secrétaire Général du Parti avait été chargé d’assurer son intérim. Nous ne pouvons donc nous permettre un second congrès qui exigerait du temps de préparation et des moyens conséquents en moins d’une année. Nous n’avons ni le temps encore moins les moyens pour, surtout dans les circonstances actuelles du  pays. 

Même si les problèmes de gestion posés à charge du Secrétaire général par ce groupe sont discutables et requièrent une attention particulière, il est donc à se demander comment un congrès va être convoqué pour démettre un secrétaire général de ses fonctions alors que cela n’est ni dans les attributions du congrès et encore moins de la Convention Démocratique au regard des articles 18 et 31. A moins  que l’objectif inavoué ne soit celui d’appliquer l’alinéa 6 de l’article 18, c’est-à-dire démettre le président du parti qui est en même temps le Président de la République de ses fonctions. Le Secrétaire Général étant nommé par le Président du parti.

  • Le deuxième camp dirigé par Me Mukendi Membu Célestin propose quant à lui le remplacement de l’actuel Secrétaire Général nommé par le Président du parti par le doyen d’âge de tous les secrétaires nationaux afin de réorganiser le parti comme le suggère le premier camp.

Cette initiative est certainement tirée de nos us et coutumes ou sous l’arbre à palabre et autours d’un ancien les différents étaient réglés. Cependant elle ne cadre pas avec la logique des institutions/organisations modernes et n’a aucun soubassement dans nos statuts. En désavouant le Secrétaire Général, ils devraient normalement comme le bon sens l’exige déposer leur démission et exiger à la limite en même temps la démission de celui qu’ils combattent en comptant sur son sens élevé de la démocratie et sur ses atouts d’homme d’état. Faire autrement prouverait qu’à l’UDPS, nous manquons de consistance.

  • Le 3ème camp dirigé par l’Honorable Augustin Kabuya, secrétaire Général du parti qui, tout en rejetant les critiques formulées contre lui, souhaite continuer à servir le parti dans ses fonctions actuelles (Président ai et Secrétaire Général) afin de poursuivre ses efforts pour la stabilité et la cohésion du parti.

Bien qu’ayant fait preuve de loyauté envers l’autorité de référence et de combativité pour le parti, des qualités indéniables et précieuses pour un leader dans l’environnement qui est le notre, il est tout de même préoccupant de constater une concentration de responsabilités importantes au sein d’une seule personne incluant la qualité de président du parti, de secrétaire général et dans des conditions ou la Convention Démocratique est quasi-inexistante. Une telle centralisation de pouvoir peut sembler en décalage avec les principes de gouvernance d’un grand parti comme le nôtre, où la transparence et la collégialité sont essentielles. Le phénomène « Tosa Obika » qui est la partie visible de la loi de l’omerta qui a été décrié à un moment en est la résultante.

Le tableau ainsi peint vous oblige par patriotisme à prendre des décisions dans les limites de vos compétences le plus vite possible, évitant ainsi à l’UDPS, patrimoine national d’être la risée du monde à un moment aussi crucial du second mandat de notre pouvoir ou des dossiers d’état doivent être traités.

Très Chers distingués membres de la Convention Démocratique,

Mes propositions se résument en ces points ci-dessous :

    • Le maintien de l’actuel Secrétaire Général du parti l’Honorable Augustin Kabuya comme Président ai en le déchargeant de la fonction de Secrétaire Général du parti jusqu’à la convocation du congrès à la fin de ce mandat,
    • La confirmation du pré-séant Secrétaire Général Adjoint Mr Déo Bizibu Balola comme Secrétaire Général ai du parti,
    • La convention démocratique doit être installée et continuer à faire son travail dans les limites de ses attributions et compétences afin de s’assurer du bon fonctionnement des organes du parti et de sa bonne gestion,
    • Donner le pouvoir au président ai en concertation avec le secrétaire général ai de remanier l’équipe des secrétaires nationaux, Chef de département et trésorier Général en tenant compte de l’article 28 mais aussi de toutes les tendances ci-haut énumérées y compris celle de ceux comme moi qui ne se sont pas alignés dans un camp,
  • Eviter qu’une seule personne puisse détenir tout le pouvoir sur tout et sur tout le monde.

Je pense que ces propositions n’énervent ni l’esprit, ni la lettre et de nos statuts encore moins du congrès de Nganda Yala. 

Espérant que mes propositions retiendront votre attention, je vous prie, très chers distingués membres de la Convention Démocratique, de recevoir mes salutations distinguées.

KANGULU LOBO Daddy

Cadre de l’UDPS

Commission Egalité entre Homme et Femme

Politique

« Que les parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin

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« Que les Parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « Révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin

À deux jours de la marche annoncée par l’opposition pour barrer la route à la révision ou changement de la constitution, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), a pris position ce lundi 1er juin 2026. Dans une déclaration ferme, il rappelle la priorité du moment : l’unité nationale.

« Je respecte le droit de chacun à exprimer ses opinions et à manifester pacifiquement. Cependant, dans le contexte actuel d’agression que traverse notre pays, je considère que la priorité nationale devrait être l’unité, la défense de notre souveraineté et le soutien à nos forces engagées pour protéger l’intégrité du territoire », a déclaré Andy Bemba.

Le président de Nouvelle Pensée estime que si les débats politiques sont légitimes, ils ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. « Les débats politiques sont légitimes, mais ils ne devraient pas détourner notre attention de l’enjeu fondamental qui est la préservation de la nation. »

Cette sortie intervient alors que l’opposant Martin Fayulu Madidi a appelé à une journée morte ce mercredi 3 juin 2026. « Nous demandons aux parents d’élèves de garder les enfants à la maison et de n’aller eux-mêmes ni au travail ni au marché, pour prouver à Félix Tshisekedi que le peuple n’est pas d’accord avec son projet », a lancé le leader de l’ECiDé, afin de faire pression contre tout projet de révision ou de changement de la Constitution.

Face à cet appel, Andy Bemba plaide pour la continuité de la vie sociale : « Laissons le peuple et nos enfants vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Ils sont notre avenir, l’avenir de cette nation. ».

La marche du 3 juin s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par la fracture entre partisans et opposants à la modification de la loi fondamentale congolaise. Pour NP, l’heure n’est pas à la division mais au sursaut patriotique.

Blaise ABITA ETAMBE

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