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Crise au DCMP: Minaku toujours confiant en Hassan et Jérôme

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Les joueurs du Daring Club Motema Pembe ont reçu, pour la première fois depuis près de quatre mois d’arriérés, le lundi 20 mai à l’hôtel Royal à Gombe leurs primes de deux matchs ainsi que le salaire d’un mois pour chaque joueur grâce au tuteur du Club, Aubin Minaku Ndjalondjoko.

Cette équipe de la capitale, rappelle-t-on, traverse, ces derniers temps, une crise qui ne dit pas son nom. Malgré la suspension du président de la coordination, Hassan Abdallah, ainsi que son trésorier, Jérôme Ntangu, le tuteur du Club, Aubin Minaku, garde intacte sa confiance en ses deux collaborateurs et rejete en bloc cette sanction. Il promet, par ailleurs, de chasser les gens qui sèment le désordre dans l’équipe.

« Je ne peux pas laisser le DCMP entre les mains des aventuriers. Soyez calme. Nous allons corriger nos erreurs. En tant qu’autorité morale, je vais voir le cas de chaque joueur. Si j’avais amené Otis, Hassan, Jérôme ou Gentiny Ngobila, c’était parce que nous aimons l’équipe. S’il faut chasser ceux qui sèment le désordre, on le ferra », s’est-il adressé aux joueurs.

Aubin Minaku a promis aux joueurs de payer toutes les arriérés après leur dernier match de ce mercredi 22 mai face à Mont Bleu, mais il leur a exhorté de ne pas suivre ce qui se passe entre les dirigeants, car lui, donne son propre argent pour DCMP.

« J’étais président de l’Assemblée nationale, je suis avocat avec mes affaires privées, je ne prends pas l’argent de l’Etat pour donner à Imana. Après le match, on va poursuivre la paie pour cette affaire. » a-t-il conclu.

Pour rappel, le secrétariat général du DCMP avait initié une pétition a laquelle, il a récolté 34 signatures sur le 36 possible afin de mettre hors de l’équipe, le président de la coordination et le trésorier pour megestion, abandon de l’équipe et autres.

Une pétition qui a été approuvée et acceptée le dimanche 19 mai dernier par le conseil d’administration que dirige Papa Mukamba. Ainsi, le Daring Club Motema Pembe est divisé en deux camps à la veille du grand match pour la qualification à la prochaine coupe de la Confédération, ce mercredi au stade de Martyrs face à Mont Bleu.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru

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Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.

Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions

Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.

Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.

Un isolement financier et diplomatique renforcé

Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.

Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.

Des accusations précises du Trésor américain

Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :

Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique

Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements

Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays

L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles

Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger

Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place

Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.

Un contexte national déjà explosif

Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.

Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.

Une pression internationale et interne convergente

Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET 

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