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Crise à l’IBTP-Butembo:Le personnel administratif dans la rue pour dénoncer les actes des autorités récusées

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Le personnel administratif de l’Institut de Bâtiment et de Travaux Publics (IBTP/Butembo) dans la rue, ce mardi 17 septembre 2024 pour dénoncer et décourager les actes que posent le Directeur Général et l’Administrateur de Budget de cette institution qu’ils ont déjà récusé pour mégestion depuis deux mois déjà, a dit le Chef de Travaux Isaac Muthanga, membre de ce personnel.

Leur marche a chuté à la mairie de Butembo où ils ont déposé leur mémorandum entre les mains de l’autorité.

Parmi ces actes, les manifestants parlent du retrait de sommes d’argent qu’ils ont, selon eux, fait disparaître et la tentative d’accaparement des frais académiques des étudiants logés le compte bancaire de l’institution et la tentative de trainer certains membres du personnel administratif en justice.

« Nous ne pouvons pas être au même moment dans l’auditoire,  dans la rue, et au parquet pour des actions fabriquées de toute pièce parce que depuis la crise, au niveau du personnel nous nous battons, pour maintenir les activités à la normale.  Du côté des récusés, leurs efforts, c’est pour nous tirer vers le bas, donc nous pousser vers l’arrêt de cours et c’est ce que nous dénonçons. Il y a aussi la tentative de vouloir manipuler le compte de l’institution alors qu’ils sont déjà mis à l’écart parce que ça fait deux mois qu’ ils ne peuvent plus fréquenter l’IBTP-Butembo. Ils ont eu à retirer une certaine somme qui jusque-là reste introuvable, ne sachant pas comment ils ont affecté cet argent . », a dénoncé Isaac Muthanga.

Le maire de ville a reçu leur mémorandum et les a appelé a regagner les auditoires puisque, d’après le commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly Roger, leur place n’est pas dans la rue.

Pendant ce temps, les étudiants de l’IPBT ont improvisé une marche de colère ce même mardi 17 septembre 2024 pour toujours récuser le Directeur Général et l’Administrateur de Budget. Au cours de leur passage dans certaines artères de la ville, ils ont vandalisés certaines infrastructures scolaires, voire les maisons et biens privés.

La police est intervenue et a mis la main sur 10 étudiants .En effet, le maire de ville annonce la tenue de leur audience publique , ce mercredi 18 septembre 2024 à l’état-major de la PNC.

Précisions que ça fait déjà deux mois que le personnel administratif a déjà désavoué ces deux membres du comité de gestion de l’IBTP-Butembo qui les accuse de megestion, les efforts pour avoir la réaction des incriminés n’ont pas payé.

Dalmond Ndungo

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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