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Création d’entreprises en RDC : Guillaume Ngefa et Daniel Mukoko accélèrent la modernisation du GUCE tout en renforçant les contrôles
Le Guichet unique de création d’entreprise (GUCE) franchit une nouvelle étape dans sa transformation numérique. En visite de travail ce mardi 28 , le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa, et le vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, ont salué les réformes engagées pour faciliter la création d’entreprises, tout en insistant sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle afin d’empêcher le blanchiment de capitaux et le financement d’activités illicites.

Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, autorité de tutelle du Guichet unique de création d’entreprise (GUCE), a effectué ce mardi une visite de travail aux côtés du vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, et de la directrice générale ad intérim du GUCE, Me Mabibi Kisolokele. Cette mission était consacrée à l’évaluation des réformes engagées pour moderniser cet établissement public stratégique et améliorer le climat des affaires en République démocratique du Congo.
Un portail numérique pour simplifier la création d’entreprise
Au cours de la visite, Me Mabibi Kisolokele a présenté les principales innovations introduites par le GUCE, notamment le lancement d’un nouveau portail numérique destiné à rendre les démarches de création d’entreprise plus rapides, plus transparentes et plus accessibles.
Grâce à cette plateforme, les entrepreneurs peuvent suivre en temps réel l’évolution de leur dossier, consulter les coûts des différentes formalités, choisir le statut juridique le plus adapté à leur activité et accomplir l’ensemble des procédures d’immatriculation dans un délai normal de 72 heures.
Selon la directrice générale ad intérim, cette modernisation répond à plusieurs objectifs : favoriser la formalisation des activités économiques, stimuler la création d’emplois, élargir l’assiette fiscale et renforcer la confiance des investisseurs. Elle marque également le passage d’un système devenu obsolète à une infrastructure numérique moderne, performante et davantage centrée sur les besoins des usagers.
Guillaume Ngefa appelle à des contrôles renforcés
Saluant les efforts de modernisation entrepris par le GUCE, Guillaume Ngefa a toutefois rappelé que la simplification des procédures ne devait en aucun cas affaiblir les exigences en matière de sécurité juridique et financière.
Dans un contexte marqué par l’occupation d’une partie du territoire national par les rebelles de l’AFC/M23, le ministre d’État a insisté sur la nécessité d’empêcher toute utilisation frauduleuse du système.
« Nous devons nous assurer que ceux qui ont du sang sur les mains ne profitent pas du système pour blanchir des capitaux », a déclaré Guillaume Ngefa, évoquant notamment la situation des requérants provenant des zones sous occupation.
Des vérifications systématiques pour les dossiers sensibles
En réponse à ces préoccupations, Me Mabibi Kisolokele a expliqué que les demandes introduites par des personnes résidant dans les zones sous occupation sont systématiquement transmises au ministère de la Justice pour des vérifications approfondies avant toute validation.
Ce mécanisme vise à prévenir les risques de fraude, de blanchiment de capitaux, de financement d’activités illicites ou encore de contournement des dispositifs de contrôle, dans le strict respect de la législation en vigueur.
Les partenaires encouragent la poursuite de la digitalisation
Les deux membres du Gouvernement ont ensuite visité les différents services du GUCE, notamment le centre informatique ainsi que l’agence bancaire installée au sein de l’établissement, afin d’évaluer le fonctionnement des nouvelles infrastructures.
Présente à cette séance de travail, une représentante de la Banque mondiale, partenaire de la modernisation du GUCE, a salué les progrès accomplis tout en soulignant que les difficultés d’accès à l’électricité et à Internet dans plusieurs provinces demeurent un frein important à la digitalisation complète des services publics.
Daniel Mukoko Samba promet son accompagnement
De son côté, le vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a réaffirmé son engagement à accompagner les réformes engagées au sein du GUCE, estimant qu’un environnement administratif performant est indispensable pour attirer les investisseurs et soutenir l’entrepreneuriat.
« Nous avons besoin d’un Guichet unique qui fonctionne. Je veillerai à ce qu’il en soit ainsi. Allez plus loin et plus haut », a-t-il déclaré.
À travers cette modernisation, le Guichet unique de création d’entreprise entend consolider son rôle de porte d’entrée des investisseurs en République démocratique du Congo, en simplifiant les démarches administratives, en renforçant la transparence et en contribuant à l’amélioration durable du climat des affaires.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET