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CRACH ANTONOV AN72: 5 restes de corps ont été ramassés, l’épave du véhicule du chef de l’Etat retrouvée avec fanion
Prenant la parole pour le compte de son collègue de la Défense nationale, le Vice Premier ministre, ministre de l’Intérieur Gilbert KANKONDE, a informé ce lundi 16 décembre 2019 le conseil des ministres sur l’évolution de la situation ayant causé le crach de l’avion de la logistique présidentielle.
D’après le compte rendu lu par le porte-parole du Gouvernement, il a indiqué que cinq restes de corps ont été ramassés ; l’épave du véhicule du chef de l’Etat a été retrouvée avec fanion.

S’agissant de la boîte noire, il a fait savoir que les recherches se poursuivent encore.
Le compte-rendu du conseil des ministres renseigne également sur les faits saillants suivants dans les différentes zones de défense :
– 1ère zone de défense (Kinshasa-Kongo Central), l’on a noté des actes de criminalité urbaine sur la nationale N°1 (sur l’axe Mbanza-Ngungu, Matadi et Boma).
– 2ème Zone (Katanga, Espace Grand Kasaï) : Des combattants Mundus et Maï-Maï s’attaquent aux positions des FARDC dans le « Tanganyika » mais la situation est sous-contrôle.
– 3ème Zone de défense (Cas d’Ituri) : Dans le territoire d’Irumu, l’on note que les pourparlers tenus à Bunia et Gety entre la délégation gouvernementale avec STAREC, et le commandement de la FRPI devant les autorités politico-administratives et les notables, semblent encourageants en ce qui concerne l’acceptation du désarmement et de la mobilisation des combattants.
À ce sujet, l’Armée dit maintenir néanmoins le dispositif sécuritaire pour agir en cas d’imprévu.
MUAMBA MWAKAMU CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda et l’ASMECO plaident pour une refondation institutionnelle
Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine.
À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions
Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.
L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.
Un mandat présidentiel plus long
Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.
La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.
Les fonctions de souveraineté et la question identitaire
Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.
Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.
Vers un Parlement monocaméral ?
Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.
Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.
Une vision portée par l’ASMECO
À travers l’Association des Métis au Congo (ASMECO), Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. La structure affirme également promouvoir des projets de développement communautaire et l’autofinancement pour soutenir ses actions sociales.
Ces nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de cette organisation citoyenne qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
