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Covid-19 : Udps Kasumbalesa suspend ses réunions de plus des 10 personnes
Les décisions et mesures barrières prises par le président de la République pour faire face à la deuxième vague de la pandémie à Covid-19 trouvent un écho favorable dans le chef des certains acteurs et formations politiques de la ville frontalière de Kasumbalesa dans la province du Haut-Katanga. C’est le cas de l’Union pour la démocratie et le progrès social (Udps), fédération de Kasumbalesa.
Dans un communiqué à la presse rendu public par le responsable du parti présidentiel à Kasumbalesa, l’Udps a salué les mesures prises par le président de la République qui sont d’ailleurs salvatrices pour la santé des nombreux Congolais, pour faire face à cette pandémie qui décime la planète terre, et dont la deuxième vague présente plus de risques que la première.
Gabriel Tshimanga a invité les membres à l’observance stricte des toutes les mesures barrières. Pour se conformer aux instructions du pays, le numéro 1 du parti au pouvoir à Kasumbalesa a pris une décision suspendant la tenue des toutes les réunions de plus des 10 personnes à sa fédération.
« Nous tenons à préciser aux combattantes et combattants de notre fédération la suspension à une durée indéterminée de nos réunions pour respecter les instructions du pays. Outre cela, le port de masque est obligatoire pour avoir accès à notre bureau. S’agissant des nos membres qui entrent en Zambie, ils doivent se conformer à l’ordre de l’autorité urbaine sur la fermeture du couloir à 19h00 », a souligné Gabriel Tshimanga.
Notons que toutes les mesures prises par le Chef de l’État sont en vigueur à Kasumbalesa depuis vendredi 18 décembre à 21 heures, avec un couvre-feu général.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
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Affaire des « Enfants chilleurs »: “Je suis choqué”, le prévenu Philémon Mambabwa rejette les accusations de Mushobekwa et crée le doute
La 7ème audience de l’affaire des « Enfants chilleurs » a été marquée, ce jeudi 9 avril, par la prise de parole de Philémon Mambabwa, qui a d’emblée affiché son indignation face aux accusations portées contre lui. Devant la cour, ce haut cadre de l’ANR s’est dit « choqué » par les faits qui lui sont reprochés, notamment la séquestration et les violences présumées sur les enfants Mushobekwa.
Selon lui, ces accusations ne reflètent en rien la réalité de la situation vécue cette nuit-là.

Une version des faits contestée
Revenant sur le déroulement des événements, Philémon Mambabwa affirme avoir simplement demandé que les jeunes garçons soient conduits à la guérite en attendant leurs parents. Il explique avoir été surpris de recevoir, peu après, des appels de certaines autorités l’accusant de séquestration, alors même que la mère des enfants n’était pas encore arrivée sur place.
Dans ce contexte, il indique avoir contacté John Kanyoni Nsana, présenté comme un proche de la famille Mushobekwa, afin de lui exposer sa version. Il rejette catégoriquement toute tentative d’arrangement à l’amiable, qualifiant les affirmations de la partie civile de « fausses ».
La question sensible des violences
L’un des points centraux du débat a porté sur les événements survenus au cours de la nuit. Le prévenu affirme avoir découvert plusieurs jeunes dans sa résidence, y compris dans les espaces privés de ses filles. Face à cette intrusion, il dit avoir demandé à ses policiers de « maîtriser » les concernés.
Un terme qui a suscité de vifs échanges à l’audience. Mambabwa insiste : « Il ne s’agissait pas de recourir à la violence, mais d’empêcher toute fuite, certains jeunes ayant opposé de la résistance ».
Il nie toute responsabilité dans les blessures évoquées, allant jusqu’à suggérer que certains jeunes étaient dans un état d’ivresse avant leur arrivée.
Une gestion “familiale” de la situation ?
Se présentant comme un père de famille confronté à une intrusion nocturne, Philémon Mambabwa soutient n’avoir ni frappé les enfants ni donné l’ordre de le faire. Il affirme que la situation a été gérée avec retenue.
Il ajoute avoir reçu la mère des enfants le lendemain matin dans un climat apaisé, sans incident notable, les échanges s’étant déroulés de manière cordiale dans sa résidence.
Sur fond de ces explications, l’audience a mis en évidence plusieurs divergences entre les versions de la défense et celles de la partie civile.
Pour tenter d’éclaircir ces zones d’ombre, la cour attend désormais des témoignages jugés déterminants. Parmi eux : John Kanyoni Nsana, ainsi que Sakina, amie de la fille Mambabwa, et Claudian, le fils Mushobekwa, tous absents lors de cette dernière audience.
Leurs dépositions pourraient s’avérer décisives dans une affaire qui continue de captiver l’attention judiciaire et publique.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
