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Covid-19 : nourriture, masque et argent réclamés par les patients et personnel médical à F. Tshisekedi

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Au moment où la RDC totalise 863 cas confirmés dont 36 décès et 103 personnes guéries, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi a fait, ce jeudi 7 mai, la ronde des hôpitaux qui reçoivent des malades de COVID-19 de la ville province de Kinshasa. Objectif : s’enquérir des conditions de prise en charge effective des malades atteints, mais aussi des conditions de travail du personnel soignant de ces différents centres d’hospitalisation.

Le chef d’Etat avait entamé sa visite par la clinique Ngaliema, avant de passer par le Centre Médical de Kinshasa (CMK) où, par ricochet, il a inauguré un bâtiment qui va commencer à accueillir des malades atteints du coronavirus. Puis a suivi la visite de l’hôpital du Cinquantenaire d’où, depuis un temps, partent des vidéos montrant, dans des réseaux sociaux, la mauvaise prise en charge de ces pensionnaires.

Il a, lui-même, parlé avec avec ces malades qui réclament également de la nourriture.

En effet, alors qu’ils font savoir n’avoir droit au repas qu’ une seule fois la journée, le médecin-directeur de cet établissement renseigne plutôt 3 par jour. Félix Tshisekedi a promis de régler cette situation le plus vite que possible.

Puis le Chef de l’État a entendu également les doléances du personnel qui a sollicité un renfort en masques et le paiement des primes de risque réajustées.

Signalons aussi que le président de la République, s’est également rendu à l’hôpital Sino-congolaise de Ndjili, un autre hôpital qui accueille les malades de coronavirus.

À l’instant Félix Tshisekedi a fini avec les hôpitaux et visite maintenant les saut-de-moutons qui sont en construction à Kinshasa.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru

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Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.

Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions

Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.

Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.

Un isolement financier et diplomatique renforcé

Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.

Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.

Des accusations précises du Trésor américain

Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :

Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique

Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements

Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays

L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles

Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger

Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place

Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.

Un contexte national déjà explosif

Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.

Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.

Une pression internationale et interne convergente

Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET 

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