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Covid-19: Les USA annoncent une aide supplémentaire de 6 millions USD à la RDC dans la lutte contre la pandémie
Une première tranche de 6 millions de dollars ont été décaissés par les États-Unis pour la République démocratique du Congo afin de fournir un appui et des fournitures liés à la santé et de renforcer les activités d’eau et d’assainissement dans le cadre de la riposte mondiale contre le COVID-19, rapporte l’ambassade des USA en RDC.
« Les États-Unis disposent déjà des meilleurs experts des Centres pour le contrôle et la prevention des maladies (CDC) qui travaillent aux côtés du Dr J-J Muyembe et du Ministre de la Santé Eteni Longondo dans le cadre de la riposte congolaise au coronavirus. En fait, le CDC a récemment formé 300 épidémiologistes congolais qui sont capables d’assumer des responsabilités dans la lutte contre le COVID-19., » annonce le communiqué de l’ambassade des USA en RDC.
En outre, les États-Unis, par le biais de l’USAID, ont fait une contribution de 1,5 millions de dollars, en partenariat avec le Ministère de la Santé et la Fondation Mérieux, pour établir le nouveau laboratoire de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) à Goma qui sera en mesure d’effectuer des tests de diagnostic rapide pour plusieurs maladies dans l’est du Congo.
« Ce n’est qu’un exemple des investissements consentis par l’USAID dans la santé s’élevant a plus de 200 millions de dollars par an dans des programmes de lutte contre les maladies. Ces programmes atteignent 33,4 millions de Congolais, contribuant directement à l’état de préparation au niveaux provincial et communautaire et renforçant la capacité congolaise à faire face au nouveau défi pose par le COVID-19, » note le communiqué.
Et de poursuivre:
« Dans le cadre de notre Partenariat privilégié pour la paix et la prospérité, les États-Unis continueront d’évaluer les demandes d’assistance du gouvernement de la RDC afin de déterminer la meilleure façon de continuer à soutenir ses efforts contre cet ennemi invisible. Nous sommes ensemble dans ce combat.
Les États-Unis ont une longue et généreuse histoire d’investissements dans la santé et le bien-être en RDC. »
Le communiqué de l’ambassade rappelle que les États-Unis ont fourni près de 1,6 milliards de dollars spécifiquement pour la santé et près de 6,5 milliards de dollars au total au cours des vingt dernières années.
« Notre aide sanitaire d’urgence et de développement financée par les États-Unis aide à mettre un terme à l’épidémie d’Ebola dans l’est du Congo et a aidé à lutter contre le fléau persistant des maladies endémiques, telles que le paludisme et la rougeole. Notre investissement annuel de 20 millions de dollars dans l’eau et l’assainissement a joué un rôle clé dans la prévention des maladies, affirme-t-il.
« En outre, grâce au programme américain PEPFAR de riposte au VIH / Sida, 130 000 Congolais reçoivent des traitements vitaux et bénéficient d’améliorations dans la détection initiale des maladies. Nous cherchons également à réaliser la vision du président Tshisekedi consistant à établir une institution équivalente congolaise du CDC américain pour tirer parti de la vaste expertise de la RDC en matière de réponse aux épidémies de maladies, » conclu le communiqué.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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« Félix Tshisekedi est et reste notre choix » : Dany Mukendi Wa Dinanga plaide pour une nouvelle Constitution et la poursuite du leadership présidentiel
Pour Dany Mukendi Wa Dinanga, figure de la Mouvance Présidentielle et observateur de la vie politique congolaise, le débat sur l’avenir institutionnel de la RDC ne doit être ni tabou ni confisqué. Dans une intervention remarquée, il défend le droit du peuple congolais à repenser son pacte constitutionnel, tout en réaffirmant son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme le garant de la souveraineté nationale et de l’essor économique du pays.

Le référendum, un droit constitutionnel du peuple
Dany Mukendi estime qu’il est parfaitement légitime pour les Congolais de réfléchir à leur avenir et aux mécanismes de gouvernance de leur pays.
Selon lui, la Constitution doit être l’expression de la volonté populaire et non le produit d’influences extérieures.
À l’en croire, la loi fondamentale offre déjà un cadre permettant d’engager cette réflexion. Il rappelle qu’une initiative populaire réunissant au moins 100.000 signatures peut conduire à l’organisation d’un référendum, convoqué de droit par le Chef de l’État à l’initiative populaire. « Le temps n’est pas suspect. Deux ans avant la fin d’un mandat présidentiel, il est normal que le peuple réfléchisse à son avenir et à la Constitution qu’il souhaite », soutient-il.
Guerre dans l’Est : une nuance juridique
Face aux critiques selon lesquelles un référendum ne pourrait être organisé dans le contexte sécuritaire actuel, Dany Mukendi apporte sa propre lecture juridique.
Selon lui, la Constitution évoque une situation de guerre déclarée, alors que ni la RDC ni le Rwanda n’ont officiellement déclaré les hostilités. « Nous sommes dans une guerre de fait et non dans une guerre déclarée. Cela n’empêche pas, selon notre compréhension du droit, de lancer une pétition et d’aboutir à un référendum », affirme-t-il.
Il souligne également que le texte constitutionnel n’impose pas que les 100.000 signatures proviennent des 26 provinces, mais simplement qu’elles soient réunies par des citoyens congolais.
Une présidentielle impossible sans l’intégrité du territoire
L’un des points majeurs de son argumentaire concerne l’organisation de l’élection présidentielles.
Pour Dany Mukendi l’occupation de certaines parties du Nord-Kivu et du Sud-Kivu pose un problème majeur, dans la mesure où la circonscription électorale présidentielle couvre l’ensemble du territoire national.
Il estime ainsi que le président Félix Tshisekedi devrait demeurer en fonction jusqu’au rétablissement complet de l’autorité de l’État sur ces provinces.« Nous devons d’abord récupérer l’intégralité du territoire national avant d’envisager une élection présidentielle dans des conditions normales », fait-il valoir.
« La démocratie, c’est la majorité »
Évoquant le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle, Dany Mukendi insiste sur les principes démocratiques.
Pour lui, les partisans comme les opposants à une révision de la Constitution doivent pouvoir s’exprimer librement, dans le respect des règles démocratiques.
Il distingue toutefois l’opposition politique de la rébellion armée. « L’opposition républicaine a toute sa place dans la démocratie. En revanche, les groupes armés qui tuent les populations et servent des intérêts étrangers relèvent, selon nous, de la haute trahison », affirme-t-il.
Une Constitution à refonder
Très critique envers l’actuelle Constitution, Dany Mukendi estime qu’elle comporte des contradictions et qu’elle ne répond plus aux aspirations profondes du peuple congolais.
À ses yeux, une réforme fondamentale s’impose afin de doter la RDC d’un texte adapté à ses réalités politiques, sécuritaires et économiques.
Il rejette également toute pression extérieure sur cette question.« Le peuple congolais a le droit de décider lui-même de son avenir constitutionnel sans que d’autres États ne dictent sa conduite », soutient-il.
Félix Tshisekedi, le choix de la souveraineté et du développement
Au-delà du débat institutionnel, Dany Mukendi réaffirme son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme l’homme capable de conduire la RDC vers la victoire face aux défis sécuritaires et vers une transformation économique majeure.
Selon lui, les perspectives d’investissements internationaux, notamment les partenariats stratégiques en cours, pourraient accélérer le développement du pays et renforcer son statut économique sur le continent africain.
Il cite également les exemples de certains pays voisins, où la stabilité politique est associée à une longue continuité du leadership.
Un plaidoyer pour une nouvelle étape politique
À travers cette prise de position, Dany Mukendi Wa Dinanga défend une vision articulée autour de 3 axes : la défense de la souveraineté nationale, l’ouverture d’un débat constitutionnel porté par le peuple et la poursuite du leadership de Félix Tshisekedi dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et économiques.
Pour ce membre de la Mouvance Présidentielle, « Félix Tshisekedi est et reste notre choix », non seulement pour conduire la RDC vers la paix et la victoire dans l’Est, mais aussi pour accompagner les réformes institutionnelles et le développement qu’il juge indispensables à l’avenir du pays.
Face aux accusations de tribalisme, un plaidoyer pour l’unité nationale
Interrogé sur les critiques accusant le pouvoir d’alimenter le tribalisme, Dany Mukendi rejette catégoriquement en bloc ces allégations. Il considère que ces accusations relèvent davantage de la manipulation politique que d’une réalité institutionnelle. À ses yeux, les institutions congolaises demeurent ouvertes à toutes les composantes du pays et les débats politiques ne devraient pas être transformés en oppositions ethniques ou communautaires.
L’acteur de la mouvance présidentielle rappelle ainsi que la cheffe du gouvernement n’est pas de la province du chef de l’État. » Il faut préserver l’unité nationale dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et politiques. D’ores et déjà, nous vivons tous paisiblement en RDC sous l’autorité du Chef de l’État et dans le respect des autorités établies « , a conclu cet acteur politique.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
