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Covid-19 : Les Kinois ont enterré le port de masque dans les milieux publics !
Les mesures barrières édictées par les autorités publiques, en vue de lutter contre la propagation de la maladie à coronavirus, semblent être bafouées actuellement par les kinois.
Il s’observe depuis un certain temps, un relâchement total, de la part aussi bien des autorités publiques que de la population, dans l’application des mesures barrières, notamment le port de masque.
De même, les agents de l’ordre à qui la mission de contrôler la population était confiée, se caractérisent aujourd’hui par une indifférence totale quant à ce.
Dans tous les endroits publics, notamment les marchés, les stades, le transport en commun, les écoles et universités, les magasins, les banques, les ministères, etc., le port de masque n’est plus la condition sine que non pour accéder.
La rédaction du CONGOPROFOND. NET qui sillonne dans la capitale, fait un constat malheureux. Les avis affichés aux entrées de plusieurs administrations, conditionnant l’accès par le port du cache-nez, sont aujourd’hui lettres mortes.
Au marché central, la population circule avec aisance sans masque, tout comme dans les grands carrefours, ainsi dans les églises et écoles.
Quelques habitants contactés par notre rédaction, dans les rues de Kinshasa pour en savoir plus sur ce relâchement, au moment où le Gouvernement n’a pas encore levé cette mesure, estiment que la Covid-19 n’existe plus à Kinshasa « .
Pour sa part, le Secrétaire exécutif du Comité technique de riposte contre le Coronavirus, le docteur Jean-Jacques Muyembe Tamfum, continue d’insister sur le respect de l’ensemble des mesure barrières, parce que le virus est encore là.
A la veille de la fête de l’indépendance, il est intervenu à travers la presse pour attirer l’attention du public qui s’apprêtait à participer au grand concert de réconciliation de Wenge Musica, prévu le 30 juin 2022.
Notons que jusqu’à présent, l’autorité ne se prononce pas quant à ce. Toutes les mesures restent toujours en vigueur, mais pas d’application.
Esther Nyota Nguzo ( Stagiaire IFASIC)/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
