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Covid-19: Le gouvernement adopte une série des mesures visant à soutenir l’ activité économique du pays 

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Le premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba a poursuivi, ce vendredi 27 mars à la primature, la séance de travail amorcée jeudi dernier, au sujet des mesures d’atténuation des effets néfastes du COVID -19 sur l’économie congolaise.

Le vice premier ministre du Budget, Baudouin Mayo, qui a fait le compte rendu de cette réunion a indiqué qu’après analyse, plusieurs mesures ont été prises, lesquelles consistent notamment à soutenir l’offre des produits de première nécessité, à soutenir la demande des ménages pour les produits de première nécessité, ainsi que des mesures de politique budgétaire et monétaire, de change et sur le secteur financier dans le but de soutenir tant soit peu l’activite économique et social et de préserver aussi le bien être social de la population congolaise.

Pour le VPM du Budget, le Premier ministre, les membres du gouvernement présents et les responsable de grands services de l’Etat dont la Banque Centrale du Congo (BCC), la Dgda, l’OCC et Congo Airways ont à l’unanimité décidé sur le plan de l’activité économique de soutenir l’offre des produits des premiers nécessités : l’exonération de tous les impôts droits, taxes et redevances sur l’ importation et la vente des intrants et produits pharmaceutiques ainsi que sur les matériel et équipements médicaux liées à la riposte au Coronavirus pour une période de 6 mois.

Il a été décidé l’enlèvement d’ urgence des intrants et produits pharmaceutiques actuellement sous douane et la suspension durant 3 mois des paiements de l’impot sur le revenu locatif à charge des entreprises.

Le gouvernement et les partenaires présents ont également décidé du soutien pour la relance des activités entreprises au moyen d’un financement du fond pour la promotion industrielle ( FPI ) à taux zéro.

À cela s’ajoute en outre, la suspension pour une période de 3 mois de certaines contrôles fiscal, parafiscal et économique dans les entreprises suivi de la suspension durant 3 mois de l’application des pénalités en cas de retard dans le dédouanement de marchandises et produits de première nécessité, a ajouté le VPM Mayo précisant que le ministre de l’economie va fournir une liste de produits concernés par ces mesures.

Il a également été décidé de l’orientation vers le guichet unique de toutes les perceptions douanières connexes qui s effectuent encore en dehors de ce guichet et la levée des barrières policières, postes de contrôle à l’intérieur du territoire sur les vois d’acheminement des produits de première nécessité.

Le gouvernement a également opté pour la continuité des activités en recourant à une rotation du personnel, tout en preconisant en cas d’une baisse d’activité avérée le service minimum.

Le gouvernement interdit tout licenciement massif fondé sur les mesures de confinement et suspends pour une période 3 mois des perceptions provinciales sur les produits agricoles.

Mesures en faveur de ménage ( soutenir la demande)

Par ailleurs, à en croire le VPM Mayo, le Gouvernement congolais vient de décider de rendre gratuite la fourniture d’eau et d’électricité aux ménages durant une période de deux mois dans l’objectif d’alléger les charges à supporter par les ménages durement frappés par la crise sanitaire du COVID-19.

Cette décision qui prend effet à l’immédiat vient soulager la peine des ménages et soutient leur économies pendant cette période de difficultés en les dédouanant de payer une quelconque facture de la SNEL encore moins celle de la REGIDESO sur deux mois.

Cette décision est également valable pour les Hôpitaux ainsi que des Micro & Petites et moyennes entreprises (MPME) qui sont frappées par la mesure de fermeture dans le cadre de la riposte contre le COVID-19 en Rd Congo.

Le ministre d’Etat, ministre de Ressources hydrauliques et électricité, Eustache Muhanzi et le ministre des Finances, Sele Yalaghuli, sont chargés par le premier ministre de faire appliquer cette décision, a-t-il dit.

En outre, le gouvernement interdit le déguerpissement des locataires n’ ayant pas pu honorer leur engagement uniquement de la période de mars à juin 2020.

Il sied également de noter dans le même ordre la suspension de l’Impot sur la rémunération des agents et fonctionnaires et de l’impôt Professionnel sur le revenu (IPR) de 15% sur toutes les prime des fonctionnaires pour une durée de 3 mois.

Il y’a en outre, la suspension de pour une période de 3 mois de la perception de la TVA sur l’importation et la vente de produits de premiere nécessité ou de consommation de masse.

Des mesures Politiques budgétaires

S’agissant des mesures de politiques budgétaires l’on note l’amélioration de l’allocation de ressources par la notion de prééminence de dépenses à savoir la rémunération, priorités santé et relance sur toutes les dépenses, ainsi que la création d’un fond de soutien aux mesures de dépenses relatives à la crise.

Il faut également, a poursuivi le VPM Mayo, une mobilisation des appuis budgétaires et à la balance de paiement notamment par le contact avec la Banque Mondiale , la Banque africaine de Développement(BAD), le Fonds Monetaire International(FMI), …

Enfin le Paiement à la Regideso, Snel, et aux grands hôpitax de leurs factures en souffrance au niveau de l’État ainsi que l’ echelonnement de la dette extérieure.

Il y a également une série des mesures portant sur la Politique monétaire et de change qui seront divulguées par la BCC, a annoncé le VPM du budget avant d’ajouter qu’ un comité de suivi à été constitué pour l application stricte de ces mesures.

Il a par ailleurs invité la population congolaise à soutenir ces mesures et à les comprendre pour ne pas briser l’outil de production et aggraver la situation future de l’économie du Pays.

 

Elsyno/CONGOPROFOND.NET

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Journée internationale des Droits de l’Homme : « Nos besoins essentiels au quotidien » au cœur des défis congolais

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Le 10 décembre 2025, le monde célèbre la Journée Internationale des Droits de l’Homme, commémorant l’adoption historique de la Déclaration Universelle en 1948. Cette année, le thème « Droits humains, nos essentiels de tous les jours » ou « Nos besoins essentiels au quotidien » résonne avec une force particulière, rappelant que les droits de l’homme ne sont pas des concepts abstraits, mais le fondement même d’une existence digne. Nulle part ce principe n’est plus crucial à examiner qu’en République Démocratique du Congo (RDC), un pays aux immenses richesses et aux défis profonds.

L’Indivisibilité des Droits : Un principe vital

Le thème de 2025 souligne l’indivisibilité et l’interdépendance de tous les droits. Le droit à la vie (art. 3) est intimement lié au droit à l’alimentation (art. 25), lui-même dépendant du droit au travail (art. 23) et à la sécurité (art. 3). La paix (préambule) est la condition sine qua non de l’accès à la santé (art. 25) et à l’éducation (art. 26). Cette vision holistique est essentielle pour analyser la situation en RDC, où la fragmentation des droits aggrave les vulnérabilités.

Les « Essentiels Quotidiens » en RDC : Entre Réalité et Aspiration

En RDC, la traduction des droits en « essentiels quotidiens » rencontre des obstacles majeurs, mais aussi des résiliences remarquables.

1. Le Droit à la Sécurité et à la Paix : Dans l’Est du pays, l’insécurité chronique liée aux activités de groupes armés nie le droit le plus fondamental : celui de vivre à l’abri de la peur. Les déplacements forcés de populations brisent les tissus communautaires et privent les individus de l’accès à leurs terres, leur logement et leurs moyens de subsistance. Sans sécurité, aucun autre droit ne peut pleinement exister. Cette réalité illustre tragiquement le thème : la paix est le premier « besoin essentiel au quotidien ».

2. Les Droits Économiques et Sociaux : Malgré un sous-sol extraordinairement riche, une large partie de la population congolaise lutte pour ses besoins essentiels. L’accès à l’eau potable, à une alimentation suffisante, à des soins de santé de qualité et à une éducation demeure un défi quotidien pour des millions de personnes. Le droit au travail décent est souvent compromis par l’économie informelle et l’exploitation. Pourtant, la créativité et l’économie de débrouillardise (Système D) témoignent de la quête inlassable des Congolais pour réaliser ces droits par eux-mêmes.

3. Les Droits Civils et Politiques : L’espace démocratique, bien que présent, fait face à des tensions. La liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association est parfois entravée. La participation pleine et entière de tous, notamment des femmes, des jeunes et des peuples autochtones, aux décisions qui affectent leur vie est un enjeu constant. Garantir ces droits est pourtant crucial pour que les citoyens puissent revendiquer et défendre leurs autres droits sociaux et économiques.

4. Les Populations Vulnérables : Les femmes, souvent premières victimes de violences et d’inégalités structurelles, les enfants privés d’école ou enrôlés de force, et les communautés locales impactées par l’exploitation des ressources, voient leurs droits essentiels quotidiennement bafoués. Leur inclusion et leur protection sont la pierre de touche de tout progrès authentique.

Des Lueurs d’Espoir et des Voies d’Action

Face à ce tableau complexe, des forces vives travaillent à faire des droits humains une réalité quotidienne : Une société civile dynamique et courageuse qui documente les abus, assiste les victimes et plaide pour des réformes. Des mécanismes juridiques nationaux et internationaux (la Cour Pénale Internationale, les juridictions militaires congolaises) qui, malgré des limites, poursuivent les auteurs des crimes les plus graves. Des initiatives communautaires de paix, de dialogue et de développement local qui restaurent le tissu social. Un cadre légal progressif (la Constitution, les lois sur la parité, la protection des défenseurs des droits) qui, s’il était pleinement mis en œuvre, constituerait un puissant levier.

Réaffirmer l’Urgence de l’Action

La Journée Internationale des Droits de l’Homme 2025, avec son thème centré sur le quotidien, nous somme de regarder en face une vérité simple : en RDC comme ailleurs, les droits de l’homme sont la mesure de notre humanité commune. Ils ne sont pas négociables.

L’applicabilité des droits en RDC exige une action concertée et indivisible :

– Priorité à la protection des civils et à la fin de l’impunité pour rétablir la sécurité, fondement de tous les autres droits.

– Investissements massifs et transparents dans les services essentiels : santé, éducation, eau, alimentation.

– Renforcement des institutions démocratiques et de l’État de droit pour garantir les libertés fondamentales.

– Responsabilité des acteurs économiques pour que l’exploitation des ressources bénéficie enfin aux populations.

– Soutien international cohérent qui place les droits humains au centre de tous les partenariats.

En cette journée du 10 décembre, honorons la résilience du peuple congolais en réaffirmant que ses « besoins essentiels au quotidien », la paix, le pain, la dignité, la justice, ne sont pas des privilèges, mais des droits inaliénables. Le chemin est long, mais chaque pas vers la réalisation de ces droits indivisibles est un pas vers une RDC où la promesse de la Déclaration Universelle devient, enfin, une expérience vécue chaque jour.

Régis MBUYI NGUDIE, Penseur et Consultant en communication

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