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Covid-19 : le 1er cas suspect de Kananga placé en isolement !
La ville de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï central, au centre de la RDC, s’est réveillé depuis le matin de ce mardi 21 juillet sous une alerte d’un cas suspect de coronavirus en provenance de Kinshasa vers Mbuji Mayi.
L’information vient d’être confirmée par le gouverneur ad intérim de la province.
Ambroise Kamukany a, au cours d’une communication à la presse, indiqué qu’un cas déclaré positif à la Covid19 se rendant à Mbuji Mayi a été maîtrisé dans les limites entre les provinces du Kasaï et Kasaï central. Secteur de Mbulungu, territoire de Kazumba à 80Km de la ville de Kananga.
» Nos services qui sont dans le secteur de Mbulungu, territoire de Kazumba, ont mis la main sur un malade de Covid19 aux petites heures de ce mardi 21 juillet. Le malade s’appelle Marcel Ngandu, un infirmier de son état. Je suis entré en contact avec lui, il m’a confirmé qu’il était testé positif depuis 16 juillet et déclare être sous traitement. Voilà pourquoi nos services n’ont détecté aucun signe sur son corps. Voila pourquoi, par mesure de prudence, nous avons décidé de le placer en isolement de 14 jours avec tous ses campagnons.
Toutes les dispositions ont été prises pour veiller sur ce malade et ceux qui l’accompagnent », a expliqué le professeur Ambroise Kamukany Mukinay.
Le gouverneur ai du Kasaï central appelle la population au calme et à ne pas céder à la panique. » Nous appelons notre population au calme. Nous affirmons que le malade est pris en charge, que la population soit tranquille il y’a pas de danger. C’est pour cette raison que nous insistons sur le respect des mesures barrières contre la maladie parce que nous avons remarqué un relâchement. Notre province n’a pas des moyens pour faire face à cette maladie », a-t-il martelé.
Mais comment Marcel Ngandu, malade de covid-19, a-t-il circulé sans être détecté? Certaines sources révèlent que Monsieur Ngandu distribuait de l’argent à chaque poste de contrôle. Des sources sanitaires affirment que Marcel Ngandu ne présentait aucun signe de maladie à cornavirus.
Muabilayi/congoprofond.net
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
