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Covid-19/Kasaï central : les 2 hôpitaux en charge des malades font figure des parents pauvres

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L’équipe de la riposte de la maladie à coronavirus au Kasaï central a ciblé deux hôpitaux pour accueillir des cas éventuels de Covid19. Il s’agit d’un pavillon de l’hôpital général de Kananga et du centre national neuro psychiatrique de Katuambi. Malheureusement, ces deux sites ne sont pas, jusqu’à ce jour, prêt pour recevoir des malades.

D’après « Ngoma Wa Kasaï », programme de la Fondation Hirondelle dans la région qui a mené une mini enquête dans les deux sites, le système sanitaire du Kasaï central est dépourvu de matériels nécessaires pouvant servir à la prise en charge des malades de coronavirus s’ils sont déclarés positifs.

A l’hôpital général de Kananga, un pavillon est choisi pour l’isolement d’un cas avant son transfèrement à Katuambi. C’est un pavillon presque vide de 32 pièces avec une capacité de 64 lits.

Selon ce programme de la Fondation Hirondelle dans la région,  » l’hôpital général de Kananga ne compte qu’un seul respirateur utilisé dans la salle d’opération et trois concentrateurs de bonbonnes. » Outre cette insuffisance en matériel, cet hôpital est confronté à des multiples difficultés. En urgence, indique-t-on, il faut  » l’eau et l’électricité et une petite retouche des murs ».

L’autre site ciblé c’est le
centre national neuro psychiatrique de Katuambi. Il se situe à 17 km de Kananga. Pour y arriver, il faut 50 minutes à bord d’un véhicule 4×4 car l’état de la route est largement dégradé.

Il s’agit d’un bâtiment construit à l’époque coloniale pour prendre en charge des cas de troubles mentaux. Aujourd’hui, cet hôpital est dépourvu de tout: pas de médicament, ni de lit, encore moins de l’eau ni des médicaments.

Ce centre compte 6 pavillons d’une capacité de 200 lits, mais seulement 20 sont en bon état. A l’extérieur, c’est un bâtiment de peinture délavée entourée d’une flore abondante. En urgence, il faut une réhabilitation qui coûterait des millions à la province. En tout, les deux sites ciblés ne sont pas prêts pour recevoir des cas éventuels de Covid19. D’où l’appel des autorités provinciales en direction des partenaires et autorités nationales.

Pour rappel, le Kasaï central n’a enregistré aucun cas de Covid19. Les autorités ainsi que l’équipe de riposte se sont mises à la défensive pour épargner la population de cette pendemie.

NGOMA WA KASAÏ/CONGOPROFOND.NET

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Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe

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L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.

À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants

De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.

Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.

Une intervention qui vire au drame

Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.

Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.

D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.

Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.

La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.

C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.

La peine capitale requise, verdict attendu

Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.

L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.

Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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