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Covid-19 et Ebola en RDC : le Canada dans l’arène de la riposte

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La ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza, a reçu jeudi en son cabinet de travail, Nicolas Simard, ambassadeur du Canada en RDC, venu confirmer l’appui de son pays en aide humanitaire de 37,6 millions de dollars pour l’année 2020.

« Nous l’avons assuré de notre accompagnement suite à un appel téléphonique avec notre ministre du Développement international, Karina Goulde la semaine dernière qui était en visite en RDC en janvier dernier », a indiqué le diplomate canadien à l’issue des échanges.

Nicolas Simard a précisé qu’une partie de cette somme de 37,6 millions va aider à la riposte les différentes épidémies qui touchent le pays.

Les deux personnalités ont échangé également sur les relations bilatérales entre la RDC et le Canada.

« Il y a eu un entretien avec Mme la ministre d’État pour parler des relations bilatérales qui sont excellentes. Pour échanger aussi sur les questions d’actualité, notamment la situation épidémiologiques avec la crise de covid-16 et l’épidémie d’Ebola qui touchent le pays « , a-t-il ajouté .

Les deux personnalités ont aussi parlé de l’approfondissement des relations économiques entre leurs pays. « On a parlé de l’approfondissement des relations économiques entre les deux pays, évidemment, actuellement avec la pandémie cela a ralenti les choses mais on espère qu’après la période post-pandémie on pourra travailler ensemble pour continuer à approfondir les relations économiques entre nos deux pays », a-t-il aussi souligné.

L’ambassadeur du Canada a fait aussi savoir qu’il a échangé avec son hôte sur la variété des sujets dans un échange très cordial, très convivial et excellent pour le renforcement des relations entre la RDC et son pays.

Au niveau économique, le diplomate canadien a indiqué que son pays veut développer davantage les nouveaux secteurs d’activités notamment dans le domaine de l’énergie renouvelable pour contribuer dans la lutte contre les changements climatiques, aussi pour renforcer l’économie et la technologie propre.

« Tous ce qui permet de travailler aux énergies renouvelables, à l’ amélioration des questions climatiques à travers l’économie, précisant que ce sont les nouveaux domaines porteurs dans lesquels la Canada a beaucoup d’expertises. Il y a beaucoup d’opportunités ici en RDC, on sera très heureux de pouvoir travailler dans ces domaines à l’ avenir’, a-t-il souligné en substance.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Sous pression américaine, l’AFC/M23 annonce un retrait conditionnel d’Uvira

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Alors que Washington intensifie, depuis le vendredi 12 décembre, sa pression diplomatique sur le Rwanda accusé de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, le mouvement armé a publié un communiqué dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 décembre annonçant son retrait unilatéral de la ville d’Uvira, deuxième agglomération de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.

Moins d’une semaine après la prise de cette ville stratégique, l’AFC/M23 affirme répondre à une « demande des États-Unis » en décidant de retirer ses forces. Dans son communiqué, le mouvement présente cette décision comme un « geste de confiance » destiné à soutenir le processus de paix en cours, notamment les discussions de Doha, alors que les combats se sont intensifiés ces dernières semaines dans la région.

Cependant, ce retrait est assorti de plusieurs conditions. Le groupe rebelle exige la « démilitarisation de la ville d’Uvira », la « protection de la population civile » ainsi que le « contrôle effectif du cessez-le-feu à travers le déploiement d’une force neutre ». Autant de préalables que l’AFC/M23 juge indispensables pour éviter une reprise des hostilités et garantir la sécurité sur le terrain.

Cette annonce intervient dans un contexte de pression internationale accrue sur Kigali. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur des États-Unis, Mike Waltz, avait déclaré le vendredi 12 décembre que le Rwanda contribuait à entraîner la région « vers davantage d’instabilité et vers la guerre ». Le week-end suivant, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a renforcé ce ton en accusant Kigali de violer l’accord de paix signé récemment à Washington.

Lundi 15 décembre, quelques heures avant la publication du communiqué de l’AFC/M23, l’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, a également averti que son pays examinait « tous les outils à sa disposition », y compris des sanctions, afin de s’assurer que les engagements pris par les différentes parties soient respectés.

Dans l’attente de réactions officielles de Kinshasa et des partenaires régionaux, l’annonce de ce retrait conditionnel suscite autant d’espoirs prudents que d’interrogations sur sa mise en œuvre effective et sur l’évolution de la situation sécuritaire au Sud-Kivu.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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