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COVID-19 en RDC : actualisation des mesures pour lutter contre la 5ème vague et le variant Omicron
Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a rendu public via une circulaire, les mesures actualisées pour lutter contre la pandémie de la Covid-19.
Ces mesures actualisées font suite à une légère progression des cas de Covid-19 en République Démocratique du Congo, à l’apparition du nouveau variant Omicron en Afrique Australe et à la recrudescence de la pandémie dans plusieurs pays du monde. C’est pourquoi, le Chef de l’Etat, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, a présidé, le 4 décembre 2021, une réunion du Comité Multisectoriel de Riposte élargie à sa Task Force.
Au cours de cette réunion, une série de mesures a été prise. Ces dernières ont trois objectifs : Limiter l’importation de cas infectés ; Limiter l’importation des variants dangereux; Augmenter la couverture vaccinale dans les populations cibles.
C’est ainsi que, le comité multisectoriel et la task force ont pris les mesures de prévention et de renforcement suivantes :
1) Le port obligatoire et correct des masques dans tous les espaces publics, notamment les lieux de travail, les écoles, les lieux de culte, les commerces, les banques, les lieux de déroulement des activités sportives, les universités, les hôpitaux, les transports publics, les restaurants, les établissements d’hébergement et tous les édifices publics.
Il s’agit d’un masque sans ventilation, fabriqué en tissu ou en matière jetable, qui s’ajuste étroitement sur le visage, couvre le nez, la bouche et le menton, destiné à empêcher la contamination par une proximité ou contact entre personnes.
2) Le renforcement des dispositifs de contrôle et de prévention à chaque entrée d’un édifice public impliquant la prise de la température corporelle, le lavage des mains à l’eau et au savon et/ou l’application des gels hydro-alcooliques ;
3) Le strict respect de la distanciation physique en tout lieu ;
4) Pour tout accès au territoire national, l’obligation au voyageur de présenter, à la frontière, une attestation médicale du test COVID-19 PCR négatif réalisé endéans 72 heures du départ dans le pays d’origine ou de provenance ;
5)Pour tout accès sur le territoire national, le voyageur doit être soumis au test PCR COVID-19 et/ou Antigénique rapide réalisé par les services du Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévention.Particulièrement, pour les voyageurs en provenance des pays à haute circulation de Covid-19, un test RT PCR rapide réalisé aux frontières est strictement obligatoire ;
6)Pour toute sortie du territoire national, l’obligation au voyageur, de nationalité congolaise ou étrangère, résidant ou ayant séjourné en République Démocratique du Congo, de présenter une attestation médicale confirmant le résultat PCR COVID-19 négatif réalisé moins de 72 heures avant le voyage par l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) ou dans toute autre formation médicale dûment agréée par le Ministre ayant la Santé publique, Hygiène et Prévention dans ses attributions ;
7) Pour tout déplacement interprovincial, l’obligation au voyageur de détenir une attestation médicale confirmant le résultat PCR COVID-19 négatif établi par l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) ou par toute autre formation médicale dûment agréée par le Ministre ayant la Santé publique, Hygiène et Prévention dans ses attributions, dans les 72 heures avant le départ. La validité du test en provinces est de 14 jours ;
8) La stricte application du couvre-feu de 23H00 à 04H00 du matin est à renforcer. Des patrouilles mixtes, de la Police et de la Police militaire, seront régulières et tout contrevenant sera sévèrement puni selon les prescrits de la loi ;
9)Dans les transports publics, tous les passagers devront être assis avec l’exigence de porter les masques et respecter les gestes barrières ;
10) A l’intérieur des marchés publics, l’entrée est subordonnée à la prise de la température corporelle, au lavage des mains à l’eau et au savon et au port obligatoire et correct du masque ;
11) Les manifestations publiques (réunions, célébrations, mariages, réceptions après funérailles, anniversaires, rencontres sportives, concerts, etc.) se déroulant dans un espace extérieur ou privé clos ne devront pas excéder plus de 50% de la capacité ;
12)Les veillées mortuaires dans les funérariums et/ou à domicile sont strictement interdits. Les dépouilles mortelles seront directement conduites de la morgue au lieu d’inhumation avec un nombre d’accompagnateurs n’excédant pas cinquante (50) personnes ;
13)L’Administration Publique, les entreprises publiques ainsi que privées demeurent ouvertes à 50% de leur capacité d’accueil. L’obligation est faite à tous les employeurs à faire preuve d’une gestion efficiente du personnel ; et le recours le cas échéant au travail à distance ou télétravail est conseillé ;
14)Les universités et les milieux scolaires demeurent ouverts avec le renforcement du strict respect des gestes barrières tel que repris au point 2. Tandis que les églises sont astreintes à réduire le nombre des participants à 50% de leur capacité d’accueil lors des cultes et à respecter les mesures barrières, ainsi que la distanciation sociale ;
15) Afin de limiter le plus possible les contacts physiques entre les personnes, les bars, terrasses, discothèques et boites de nuit peuvent fonctionner normalement dans le strict respect des gestes barrières ;
16) L’obligation de se faire tester régulièrement devant toute toux associée ou non à la fièvre pour toutes les personnes à risque ou les plus exposés à l’aide des tests rapides à savoir : les professionnels de santé, le personnel enseignant, les agents et cadres des entreprises publiques et privées et/ou toute autre personne exerçant une activité nécessitant de nombreux contacts ;
17)La Police Nationale Congolaise, les Services de sécurité ainsi que les Services œuvrant aux frontières, en l’occurrence la Direction Générale de Migration et le Programme National de l’Hygiène aux Frontières, sont tenus de veiller au respect strict des présentes dispositions ;
18) Les Gouverneurs de Provinces ont la latitude de prendre des mesures d’application spécifiques pour la mise en œuvre des dispositions actuelles.
19) Outre les mesures de préventions précitées, le Gouvernement recommande fortement la vaccination contre la Covid-19 à toute la population.
20) Tout contrevenant sera soumis à des sanctions administratives infligées par l’Autorité administrative du ressort.
David Mukendi Kalonji/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
