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Cour d’appel de Kinshasa Procès Kamerhe – Jammal : le second verdict aujourd’hui mardi 15 juin

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Le procès Vital Kamerhe qui fait couler beaucoup d’encre et de salive, depuis plus d’une année déjà, alimente encore la chronique hors prétoire, sur des questions de procédure relevant de l’instruction juridictionnelle de cette affaire. Dans ces débats hors salle d’audiences, on a assisté à l’incursion des juristes improvisés recrutés dans tous les milieux politiques, même des pasteurs auraient reçu de l’onction pour en présager l’issue qui ne serait qu’innocenter Vital Kamerhe.

Des critiques en tous genres ont été formulées sur la manière des juges de mener l’instruction de ce dossier, alors qu’ils attendaient vainement que les preuves pouvant blanchir le leader de l’UNC leur soient soumises. Notamment des lettres de transport de containers de maisons préfabriquées, ainsi que des attestations de dédouanement prouvant que ces matériels ont bel et bien franchi légalement les postes douaniers de la RDC. La Cour d’appel attendait aussi les documents de la DGM concernant les techniciens du fabricant dépêchés en RDC, pour participer au montage de ces maisons préfabriquées et former les techniciens congolais qui en assureront la maintenance. Pour une livraison des ouvrages clés en mains.

Les juges d’appel tenaient aussi à axer l’examen de cette affaire, sur le mal jugé que les conseils de Kamerhe ont reproché au premier juge. Particulièrement, ce que ces avocats qualifient de violations de droits de la défense et de certaines dispositions de la procédure.

Aujourd’hui, on s’attend à la décision du juge d’appel dont on spécule déjà sur la teneur. Que l’on soit du camp de Vital Kamerhe Lwa Kanyingini ou du commun des mortels, chacun y va de ses humeurs et de sa sensibilité !

Pendant plus d’une année, comme il faudrait le rappeler, on a eu droit à des débats houleux des profanes hors prétoire, dans des émissions télévisées ou radiodiffusées sur un procès dont les trousseaux des clefs de décisions sanctionnant les responsabilités pénales et civiles des prévenus, sont encore entre les mains des juges.

Dommage que tous les contradicteurs s’improvisant juristes ou journalistes, sans appréhender les dispositions pertinentes qui fondent l’action des juges, lors de l’examen des affaires pénales au niveau d’appel. Tous ont versé dans des spéculations stériles qui n’ont pas éclairé notre lanterne.

Des cultes religieux organisés à travers le pays, des marches de partisans de l’ancien speaker de l’Assemblée nationale et des débats de journalistes et autres acteurs politiques, sur ces affaires de détournements opérés dans l’exécution du Programme de 100 jours du chef de l’Etat, ont davantage alimenté la confusion.

Aujourd’hui, la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe va briser la glace et trancher. Sauf surprise de dernière minute, la décision de la Cour d’appel ne reflétera à n’en point douter, que les principaux jalons de l’instruction de cette affaire au cours des audiences.

Seuls les juges sont dans le secret de leurs délibérations et pourront dévoiler le sort qu’ils réservent au leader de l’UNC et à ses codétenus.

J.R.T./Le Phare

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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