Sports
Coupe du Congo : l’AS Vita club et le Céleste fc prêts pour une finale de haut niveau
La finale de la 58e édition de la Coupe du Congo entre l’AS Vita Club et le Céleste FC se tiendra ce samedi 15 juin au stade des Martyrs de Kinshasa. Les deux entraîneurs, Abdeslam Ouaddou pour l’AS Vita Club et René Makondele pour le Céleste FC, étaient présents en conférence de presse d’avant-match pour partager leurs ambitions.
« Nous allons aborder ce match à 100% avec un beau spectacle pour gagner cette coupe et faire vibrer le stade en présence du président de la République qui sera présent à cette finale », a déclaré Abdeslam Ouaddou, l’entraîneur de l’AS Vita Club. Une équipe habituée des compétitions africaines et qui vise une qualification pour la saison prochaine en remportant ce trophée.
De son côté, René Makondele, l’ancien international congolais qui entraîne le Céleste FC, a tenu à remettre les pendules à l’heure : « Ce n’est pas un match de complaisance comme certains le disent. Demain nous allons nous défendre comme d’habitude et faire la différence pour remporter cette coupe. » Une victoire qui permettrait au Céleste FC de se qualifier pour la première fois de son histoire à une compétition africaine.
Cette finale s’annonce passionnante entre deux équipes motivées à l’idée de soulever le trophée et d’offrir un beau spectacle aux supporters congolais, en présence du président de la République.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
Sports
Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens
En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.
« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.
Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.
En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.
À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.
Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.
Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
