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Coup d’État manqué de Christian Malanga : 3 Américains évacués de Ndolo, cap sur les États-Unis
Condamnés à mort en RDC, ils purgeront finalement leur peine à perpétuité… mais chez eux. Un transfert sous haute tension, sur fond de négociations géostratégiques entre Kinshasa et Washington.
Les cellules de la prison militaire de Ndolo se sont vidées. Trois Américains, condamnés à mort pour leur implication dans la tentative de coup d’État du 19 mai 2024 en République Démocratique du Congo, ont été évacués vers les États-Unis. L’annonce a été faite ce mardi 8 avril 2025 par Tina Salama, porte-parole du président de la République.
Marcel Malanga Malu-fils de Christian Malanga, cerveau présumé du putsch avorté-, Taylor Christa Thomson et Zalman Polun Benjamin ont été sortis de la prison non pas pour être libérés, mais pour purger leur peine dans leur pays d’origine. Leur condamnation à mort, prononcée par la Cour militaire de Kinshasa/Gombe le 27 janvier 2025, a été commuée en servitude pénale à perpétuité, selon l’ordonnance présidentielle n°25/183 signée le 28 mars dernier.
« En collaboration avec l’ambassade des États-Unis à Kinshasa, Marcel, Benjamin et Taylor ont été évacués aux États-Unis pour y purger leur peine », a précisé Tina Salama.
Le 9 mars 2025, la Cour avait rendu leur condamnation définitive. Ce transfert, symbolique et stratégique, illustre la volonté de Washington de ne jamais laisser ses citoyens livrés à eux-mêmes à l’étranger, quelles que soient les charges retenues contre eux.
Cette évacuation intervient dans un contexte de rapprochement diplomatique entre les deux pays. Kinshasa et Washington discutent actuellement d’un partenariat clé : un accord « minerais contre sécurité », qui pourrait redéfinir les relations bilatérales. En toile de fond, la diplomatie continue d’opérer… même derrière.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
