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Coronavirus : les FARDC s’alignent derrière les mesures du gouvernement
Pour éviter la propagation de l’épidémie de coronavirus dans ses rangs, la hiérarchie des Forces armées de la RDC a décliné des consignes claires à l’endroit des militaires.
Dans le lot, il est précisé qu’à l’entrée de chaque état-major, un dispositif de lavage de mains doit être obligatoirement placé. Les militaires et autres visiteurs seront soumis à cet exercice en se lavant correctement les mains au savon ou à la solution hydro- alcoolique. Une caméra thermique sera placée à chaque entrée pour prélever la température corporelle.

D’après le général Leon Richard Kasonga, porte-parole des FARDC, toutes les dispositions hygiéniques sont prises pour limiter la contagion. « Toutes les activités nécessitant un regroupement de plus de 20 militaires notamment les parades, les défilés, les consignes morales, les activités sportives…, ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre », a-t-il appuyé.
Aussi, l’armée a décidé de confiner les recrues et stagiaires admis dans des écoles militaires où sont suspendues les activités d’instruction et d’enseignement. Il n’y aura pas d’entrée ni de sortie, précise le général Kasonga.
Pour rappel, la RDC a enregistré ce vendredi, 4 nouveaux cas de l’épidémie, ce qui porte à 18, le nombre total de cas recensés. La plupart des malades ont séjourné en France.
Les autorités ont décidé mercredi de suspendre les vols en provenance des pays en épidémie. D’autres mesures restrictives ont été prises dont la fermeture des écoles et églises ainsi que l’interdiction de toutes les activités réunissant plus de 20 personnes.
Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
