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Coronavirus : Dr Muyembe suggère un couvre feu de 20h à 5h pendant l’état d’urgence

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La situation du Covid-19 en RDC à l’heure actuelle ne necessite pas la levée de l’État d’urgence, par contre elle exige des mesures supplémentaires. Ceci ressort d’une importante réunion présidée ce jeudi 16avril 2020 par Désiré Cashmir KOLONGELE EBERANDE, Directeur de cabinet adjoint du chef de l’État, autour de l’équipe du secrétariat technique de riposte et de quelques membres du gouvernement à savoir le VPM du budget, VPM de la justice, et les conseillers du chef de l’État en charge des maladies universelles et celui du collège de santé et bien être.

Un seul point était inscrit à l’ordre du jour : L’évaluation de la situation de riposte au COVID-19 afin de demander au chef de l’État la prorogation de l’État d’urgence.

Pour le Dr Jean Jacques MUYEMBE, l’épidémie importée s’est terminée avec la fermeture des frontières mais celle contractée localement s’intensifie avec un taux exponentiel moyen de 15 personnes par jour à Kinshasa. Ainsi donc, il suggère le port obligatoire des masques pour tous en milieux publics et un couvre feu de 20h à 5h pendant l’État d’urgence. Quant aux difficultés dont fait face l’équipe de riposte, le VPM MAYO a demandé au docteur MUYEMBE de lui faire parvenir la liste des techniciens de labo de l’INRB non mécanisés pour le traitement de leurs dossiers en urgence.

Une note technique a été remise au Dircaba Eberande à faire parvenir au chef de l’État pour des mesures à prendre.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Kinshasa : le PNSA lance officiellement la plateforme numérique sur la santé et le bien-être des adolescents et jeunes en RDC

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Avec l’appui de l’AUDA-NEPAD, le Programme national de Santé de l’Adolescent (PNSA) a lancé officiellement, ce vendredi 5 juin, à Kinshasa, la plateforme numérique sur la santé et le bien-être des adolescents et jeunes en RDC, un écosystème des outils mise en okace pour la Communication pour le Changement social et de Comportement (CCSC) afin d’informer sur la santé et leur bien-être. 

La cérémonie a été animée, à Sultani Hôtel, dans la commune de Gombe, par le secrétaire général au ministère de Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale. Dans son mot de lancement, il a signalé que cette plateforme a été pensée par, avec et pour les jeunes afin de les doter des capacités nécessaires pour prendre des décisions éclairées et responsables pour leur vie.

« La plateforme se veut interactive et instructive. Elle va sur les réseaux sociaux pour aller à la rencontre des jeunes là où ils passent leur temps. C’est un véritable écosystème numérique intégré, un site Web centralisé, riche en ressources documentaires, conseils et orientations », a-t-il fait savoir, expliquant que « l’utilisation des QR codes dynamiques qui permettront, lors de nos futures campagnes de mobilisation sur le terrain, d’accéder instantanément à l’information d’un simple geste avec son smartphone. »

Poursuivant son allocution face aux experts du secteur et des jeunes, il a appelé à l’implication active des parties prenantes, promettant que le ministère de Santé, à travers le PNSA veillera rigoureusement au mode de gestion de cette plateforme qui revêt un intérêt pratique. « Cet outil est un guide pour les jeunes, un appui pour les familles et éducateurs, et un baromètre en temps réel des préoccupations de la jeunesse pour les décideurs et les partenaires », a-t-il conclu.

De son côté, le Directeur national du PNSA, Fidèle Mbadu a rappelé le contexte et la motivation qui a conduit à la conception de cette plateforme, notamment l’accès à l’information et les limites des canaux traditionnels face aux défis de santé publique. « le PNSA est confronté à une réalité évidente, l’accès à une information fiable, bienveillante et adaptée, qui est le premier rempart contre les grossesses précoces, les IST, des questions de nutrition ou des défis liés à la santé mentale », a-t-il démontré.

« Il y a une génération de jeunes hyperconnectés. Notre objectif n’est pas de suivre une mode, mais de positionner la santé publique là où se trouve notre cible, que les jeunes », a fait savoir Fidèle Mbadu, précisant que « les organisations et structures des jeunes seront pleinement intégrées dans la production des contenus pour garantir que l’outil réponde de manière dynamique à leurs préoccupations, bien sûr qu’ils changent. »

Cette initiative constitue un levier puissant pour bâtir une génération informée, engagée et en meilleure santé, tout en s’inscrivant dans une dynamique nationale et internationale de promotion du bien-être des jeunes.

Exaucé Kaya et Venessa Mutala, stagiaire URKIM

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