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Coronavirus au Sud-Kivu : le troisième malade déchargé après sa guérison
Le troisième cas de la maladie à Corona virus a été déclaré guéri et déchargé par le comité multisectoriel de riposte contre cette pandémie au Sud-Kivu.
Après plus de 22 jours au centre d’isolement, la malade a recouvert sa liberté et a été renvoyé à la maison par le gouverneur Théo Ngwabidje Kasi.
» En effet, les deux résultats de contrôle sont négatifs. Il est donc de notre devoir de le remettre en famille et dans la communauté pour la reprise normale de ses activités », indique le gouverneur Théo Ngwabidje Kasi.

Troisième et dernier cas guéri en province du Sud-Kivu, le gouvernement s’est dit serein pour combattre cette maladie et fixe désormais une amende de 5000 francs congolais toute personne surprise sans masque.
» Aujourd’hui il y a une amende, c’est 5000 francs. Et si vous recidivez demain, c’est 10.000 francs. Nous connaissons qu’un masque coûte à peine 500 ou 1000 francs, qu’est-ce qui nous empêche de porter un masque ? Donc les mesures vont être très très contrôlées », a fait savoir le gouverneur.
A la limite avec le Rwanda, la province du Sud-Kivu a procédé à l’échange des citoyens de deux parts qui ont vécu dans les pays voisins et en voie de perdre leurs emplois. Leurs états ne présentent aucun risque confirme le gouverneur.
» En ce qui concerne nos compatriotes qui vivaient au Rwanda, ce sont des personnes qui y étaient déjà et avec les autorités rwandaises, nous avions passé en revue cette situation et aucune personne entrée hier ne représente un danger », dit Ngwabidje.
Actuellement, les deux provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu ont été toutes déchargées de la maladie à Coronavirus. Les deux gouverneurs promettent l’allègement des mesures d’isolement.
Shukuru Ntwali/CONGOPROFOND.NET
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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru
Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.
Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions
Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.
Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.
Un isolement financier et diplomatique renforcé
Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.
Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.
Des accusations précises du Trésor américain
Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :
Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique
Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements
Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays
L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles
Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger
Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place
Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.
Un contexte national déjà explosif
Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.
Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.
Une pression internationale et interne convergente
Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
