Actualité
Corneille Nangaa : L’ombre d’un seigneur de guerre dans l’Est de la RDC
Dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo, l’arrivée de Corneille Nangaa et son Alliance Fleuve Congo suscitent des inquiétudes légitimes. La proximité de Nangaa avec des acteurs politiques douteux, prêts à exploiter sa présence pour des gains personnels, soulève le spectre d’un embrasement potentiel dans la région.
Nangaa, désormais propriétaire de l’ancien camp militaire des commandos de Mobutu dans le Haut-Uélé, a métamorphosé ces terres en champs, mais le fait qu’une piste d’atterrissage y soit toujours présente soulève des questions légitimes. Son profil et ses ambitions belliqueuses avérées laissent planer une menace sur la stabilité non seulement de la province mais de tout le pays.
La candidature au gouvernorat de personnes proches de Nangaa à des postes clés dans le Haut-Uélé est non seulement préoccupante mais représente également un risque pour la sécurité nationale. Des mesures doivent être prises de toute urgence pour écarter ces individus portés par la nébuleuse Grande Orientale et contrer toute tentative de déstabilisation orchestrée par l’ancien président de la CENI.
Il est impératif que le peuple congolais soit conscient des enjeux critiques qui entourent la présence de Nangaa dans cette région sensible et qu’une action décisive soit entreprise pour prévenir tout scénario catastrophe. Le Haut-Uélé est une province stratégique pour le tourisme durable, l’agriculture et l’agro-alimentaire et une exploitation minière responsable.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
