Environnement
COP30 : La RDC plaide pour la reconnaissance de l’écocide comme crime international
La République démocratique du Congo a lancé un appel à la communauté internationale pour la reconnaissance de l’écocide comme un crime au même titre que les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. L’appel a été formulé par la Ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat Marie Nyange Ndanbo, lors d’un dialogue tenu en marge de la COP30 à Belém, au Brésil.
Selon la ministre, la justice environnementale doit devenir un pilier du droit international afin de garantir la protection durable des écosystèmes. « La stabilisation durable passe par la protection de la nature. La reconnaissance de l’écocide, que la RDC œuvre à intégrer dans son cadre légal, serait un instrument juridique essentiel pour prévenir les dégradations environnementales majeures », a-t-elle déclaré.
Le panel, réunissant des personnalités issues de quatre continents, a mis en avant la nécessité d’une solidarité mondiale autour de la défense des rivières et des forêts, des rives du Congo à celles de l’Amazone et du Gange. La ministre congolaise a cité l’est de la RDC comme un exemple criant d’écocide impuni, évoquant les destructions massives des écosystèmes causées par les conflits armés dans cette région.
Pour la RDC, reconnaître l’écocide dans le droit pénal international représente une opportunité historique d’établir une limite morale et juridique face à la destruction délibérée de la nature. Cette initiative, soutenue par plusieurs États et acteurs de la société civile, vise à renforcer la responsabilité mondiale dans la lutte contre la pollution et la dégradation irréversible des ressources naturelles vitales, notamment l’eau, qualifiée par la ministre de « véritable artère vivante de la Terre ».
Dorcas Mwavita