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Environnement

COP30, ACS2, SCCA : la RDC s’aligne sur les grands rendez-vous climatiques de 2025

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Lors de la 55ᵉ réunion du Conseil des ministres, présidée par le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, Marie Nyange Ndambo, a présenté l’agenda des grands rendez-vous environnementaux qui marqueront l’action de la République démocratique du Congo sur le plan continental et international.

Sur le plan international, la RDC se prépare activement à la 30ᵉ Conférence des Parties sur le climat (COP30), prévue en novembre 2025 à Belém do Pará, au Brésil. La ministre a souligné que ce sommet sera une étape cruciale pour défendre la voix des pays forestiers et renforcer les engagements sur la protection des écosystèmes et la transition climatique.

Deux rendez-vous majeurs attendent également la RDC et l’ensemble du continent africain :
• Le Sommet africain sur le climat (ACS2) : prévu du 8 au 10 septembre 2025 à Addis-Abeba, en Éthiopie. Ce sommet vise à consolider la position africaine dans les négociations mondiales et à promouvoir des solutions adaptées aux réalités du continent.
• Le Sommet Climate Chance Afrique (SCCA2025) : qui se tiendra les 23 et 24 octobre 2025 à Cotonou, au Bénin. Cette sixième édition mettra l’accent sur la coopération Afrique-Europe en matière d’adaptation au changement climatique.

Ces forums s’inscrivent dans la continuité de la Semaine africaine du Climat et de l’Énergie 2025, organisée à Dakar, au Sénégal, qui avait déjà réuni gouvernements, experts et partenaires internationaux autour des défis environnementaux.

La ministre a rappelé que la RDC, riche en forêts, ressources hydriques et biodiversité, occupe une place centrale dans les débats sur le climat. Elle entend donc utiliser ces tribunes internationales pour défendre une approche qui concilie développement durable, lutte contre le réchauffement climatique et valorisation équitable des ressources naturelles.

« Notre pays est porteur d’une responsabilité mondiale mais aussi d’opportunités uniques pour la planète. La préparation à ces rendez-vous doit permettre de transformer ce potentiel en bénéfices concrets pour notre population », a-t-elle insisté devant le Conseil.

Dorcas Mwavita/Congoprofond.net

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Peuples autochtones en RDC : Félix Tshisekedi à l’écoute d’une communauté encore marginalisée

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Le président de la République, Félix Tshisekedi, a récemment reçu des représentants des peuples autochtones pygmées, accompagnés notamment du professeur Jean-Robert Bwangoy, porteur du projet pilote REDD+ Maï-Ndombe.

Cette rencontre s’inscrit dans la volonté affichée du chef de l’État de renforcer la promotion et la protection des droits des peuples autochtones, longtemps victimes de discrimination et de marginalisation en République démocratique du Congo.

Près de 30 ans après les initiatives de l’ancien président Mobutu Sese Seko visant à valoriser ces communautés, la question de leur intégration socio-économique demeure un défi majeur.

Une discrimination persistante dans la cuvette centrale

Selon le professeur Jean-Robert Bwangoy, la situation des peuples autochtones pygmées reste préoccupante, particulièrement dans les zones forestières de la cuvette centrale, où vivent de nombreuses communautés.

« Il y a eu beaucoup de discriminations dans notre pays. Malgré certains progrès, les peuples autochtones pygmées continuent à être marginalisés, notamment dans les zones de la forêt équatoriale », explique-t-il.

Pour cet universitaire, la discrimination dont sont victimes ces populations est avant tout d’origine économique. D’où la nécessité d’améliorer leurs conditions de vie en leur garantissant l’accès :

– à l’éducation,

– à l’eau potable,

– aux soins de santé,

– et aux opportunités économiques.

Lors de leur rencontre avec le chef de l’État, les représentants autochtones ont plaidé pour une intégration réelle dans le système national, afin que ces communautés puissent bénéficier des mêmes droits que les autres citoyens congolais.

Une loi pour protéger les peuples autochtones

La rencontre intervient dans un contexte marqué par la promulgation, il y a quelque temps, d’une loi portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées.

Le professeur Bwangoy salue cette avancée juridique et rend hommage à tous ceux qui ont contribué à son élaboration.

« Je voudrais remercier le chef de l’État, mais aussi l’ensemble des citoyens congolais qui ont participé à l’élaboration de cette loi. Elle reconnaît enfin les efforts et la dignité de nos compatriotes pygmées », souligne-t-il.

L’éducation comme clé de l’émancipation

Au-delà du plaidoyer politique, le professeur Poingoy mène également des initiatives concrètes sur le terrain, notamment dans le village d’Ikita, dans la province du Maï-Ndombe, où il a contribué à la construction d’une école favorisant la cohabitation et l’apprentissage commun entre enfants bantous et pygmées.

Pour lui, l’éducation demeure la clé de l’émancipation des peuples autochtones.

Il cite notamment l’exemple de Suzanne, une jeune fille pygmée qu’il a prise sous son encadrement afin de lui permettre de poursuivre ses études.

« Lorsqu’elle terminera ses études, elle pourra servir d’exemple à d’autres filles pygmées. Leur destin ne doit pas se limiter à rester au village sans perspective. Elles peuvent aussi s’insérer dans le système national », affirme-t-il.

Forêt, peuples autochtones et crédits carbone

Cette dynamique d’inclusion est également liée à la question de la conservation des forêts et des crédits carbone, un sujet de plus en plus présent dans les débats internationaux sur le climat.

Selon le professeur Bwangoy, les peuples autochtones jouent un rôle essentiel dans la préservation de la forêt équatoriale congolaise, et devraient bénéficier directement des mécanismes économiques liés à la protection de ces écosystèmes.

« Les populations qui vivent dans et autour de la forêt doivent profiter réellement de leurs efforts de conservation », insiste-t-il.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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