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COP27 : 3 jours de réflexion de la Société civile pour ficeler des propositions concrètes de la RDC, pays-solution

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Dans le soucis d’inciter les autorités congolaises à bien définir ce que doit être un « pays-solution », plus de 50 organisations de la Société civile se sont réunies à Kinshasa dans un atelier pour réfléchir et apporter leurs contributions essentiellement  sur l’énergie et le climat dans le bassin du Congo en faveur des communautés locales tenant du contexte pays-solution. Cadre choisi : la salle Cerne de la CENCO.

En effet, ce mardi 25 octobre marque le début de ces échanges de 3 jours qui prendront fin ce jeudi 27 octobre.

L’objectif général de ces assises est de mobiliser les acteurs au niveau de la région du bassin du Congo, au niveau national en RDC et des communautés locales pour contribuer à la promotion des énergies renouvelables dans le contexte de la transition énergétique et le changement climatique pour la défense des droits des consommateurs locales.

D’après Emmanuel Musuyu,  coordinateur de la CORAP, ces activités sont organisées non pour contredire le gouvernement, mais pour apporter la contribution des acteurs non étatiques sur ce que doit être effectivement la RDC comme pays-solution.  » Pour cela je suis très convaincu que les autorités ont besoin de ces réflexions parce que dans la Société civile, nous avons plusieurs profils : les scientifiques, enseignants des universités, praticiens… », a-t-il appuyé.

Et pour clore, il a déclaré :  » ces assises doivent aboutir à une proposition concrète de ce qui doit être priorisé dans ce contexte  de pays-solution. On espère que les autorités vont aussi suivre « .

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET

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Responsabilité introuvable : À ce stade du procès, personne n’a établi que Philémon Mambabwa a ordonné de frapper ou séquestré qui que ce soit

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Alors que la Cour militaire s’achemine vers la phase des plaidoiries, un constat factuel s’impose avec une acuité dérangeante : en près de huit audiences, aucun témoignage ni aucune pièce versée au dossier n’a permis d’établir un lien direct et univoque entre Philémon Mambabwa et les violences physiques subies par les enfants Mushobekwa.

L’audition des deux principaux renseignants, Sakina R. et Claudien Likulia, loin de clarifier la chaîne de commandement, a plutôt semé le trouble sur l’implication personnelle du prévenu. Sakina a été formelle devant le Ministère Public : “Est-ce que Monsieur Philemon Mambabwa avait donné l’ordre de la brutalité ? Non. Les policiers ont pris leur propre initiative” a-t-elle répondu. Une déclaration capitale, prononcée par une très proche du fils aîné de la principale partie civile, qui fragilise considérablement l’accusation de complicité ou d’instruction de torture.

De son côté, si Claudien maintient avoir entendu l’expression “petite correction”, les policiers commis à la résidence affirment sous serment n’avoir reçu que l’ordre de “garder” les jeunes gens jusqu’à l’arrivée des parents. Cette absence de preuve d’un ordre explicite de violenter les enfants se double d’une zone d’ombre juridique concernant le chef de séquestration. L’audience a confirmé que Philémon Mambabwa, après avoir découvert la présence clandestine de trois garçons majeurs ou quasi-majeurs dans la chambre de sa fille mineure à 4 heures du matin, a d’abord envisagé de les faire conduire à la 7ème Direction de l’ANR – service d’investigation dépourvu de cachot.

Cependant, il est établi et reconnu par toutes les parties que cet ordre n’a jamais été exécuté. Les enfants n’ont jamais quitté la résidence. Ils ont été retenus dans la guérite, dans l’attente, selon la défense, d’une confrontation parentale à une heure décente. Philémon Mambabwa a justifié cette rétention temporaire par un souci de responsabilité : “S’il leur était arrivé quelque chose à 5h du matin dehors, j’aurais été fautif de les avoir exposés”.

Dès lors, la question centrale qui se pose à l’orée des réquisitions est la suivante : la responsabilité pénale de Philémon Mambabwa peut-elle être engagée sur la seule base d’intentions supposées ou d’un environnement sécuritaire dont il aurait mal évalué le zèle ? La partie civile martèle que les cris des enfants étaient audibles depuis le salon et que le prévenu Philemon Mambabwa aurait dû intervenir.

La défense rétorque que ce dernier, après avoir entendu les explications des filles, a réévalué la situation en temps réel et a précisément renoncé à envoyer les garçons à l’ANR pour privilégier un dialogue parental. À ce stade du procès, si le comportement des enfants et des policiers est sévèrement questionné, la matérialité des faits principaux reprochés à Philémon Mambabwa – ordre de frapper et séquestration arbitraire – reste, sur le strict plan factuel et objectif, désespérément non établie.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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