À la Une
COP 24: le Congo/Brazza prépare Katowice (Pologne) en décembre 2018
L’annonce a été faite par Arlette Soudan Nonault, ministre du Tourisme et de l’Environnement lors d’un échange avec la presse à Brazzaville. Le Congo prendra part à la 24ème conférence des parties prenantes à la convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques(COP 24) prévue du 2 au 4 décembre prochain à Katowice, en Pologne.
Après la tenue de la COP 23 à Bonn en Allemagne, les parties avaient convenu de se retrouver pour faire avancer l’Accord de Paris et pour élaborer un manuel pour faciliter la mise en œuvre dudit accord. Ainsi deux conférences sur les changements climatiques ont été convoquées en mai et septembre 2018 respectivement en Allemagne et en Thaïlande pour débattre de la question.
Malheureusement ces travaux n’avaient pas abouti aux résultats escomptés pour la tenue de la COP 24.
Compte tenue de ses potentialités en matière des écosystèmes grâce à ses forêts, ses mangroves, ses tourbières et son bassin hydrographique le Congo prendra activement part pour susciter l’intérêt des bailleurs de fonds et autres partenaires financiers pour le financement des initiatives en cours dans le pays : les mangroves et les tourbières.
Les enjeux de ces assises seront donc l’élaboration des procédures pour la mise en œuvre de l’accord de Paris et la recherche des soutiens financiers auprès des bailleurs de fonds et autres partenaires financiers.
«La COP 24 sera l’occasion de promouvoir et une recherche de financement pour la Commission climat du Bassin du Congo et du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo», a expliqué la ministre Arlette Soudan Nonault.
Achille Schillains, CONGOPROFOND.NET/Correspondant à Brazzaville
À la Une
Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
