À la Une
Coopération RDC-MAROC: le recueil « Mohammed VI Africa » présenté à Marie Tumba Nzeza
La ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza, a reçu en audience mercredi, l’ambassadeur de Royaume de Maroc en RDC, Rachid Agassin, venu lui présenter un recueil intitulé »Mohammed VI Africa « , à l’occasion de la commémoration par la RDC de 60 ans de son d’indépendance.

Ce recueil retrace l’histoire des relations entre le royaume chérifien et ses frères africains.
A tout Seigneur, tout honneur, la première photo de cet ouvrage est celle du héros national Patrice Emery Lumumba avec le défunt roi Hassan II du Maroc et son père c.a.d. avec le père de l’actuel roi et grand-père de l’actuel roi.

La photo de Lumumba, selon l’ambassadeur, est très symbolique, précisant que cela manifeste la solidarité entre la RDC et le Maroc, et que c’est une preuve de la solidarité du royaume du Maroc qui a toujours été aux côtés de la RDC depuis 60 ans.
Il a, à cette occasion, présenté au ministre d’État les félicitations pour les 60 ans d’indépendance de la RDC.
Les deux personnalités ont également examiné le dossier lié à la relance de la tenue de la Commission mixte Maroc-RDC qui est actuellement suspendue à cause de la pandémie de covid-19, a fait savoir l’ambassadeur marocain, avant de préciser que jusque là date précise n’est pas retenue. Elle sera donc annoncée à la presse.
Le diplomate a parlé aussi du don en produits pharmaceutiques pour lutter contre le covid-29 remis dernièrement à la RDC et à 15 autres pays africains.
A ce sujet, il a indiqué que ce don est un message clair de solidarité entre pays africains et que c’est la première fois qu’un pays africain entreprend un don à l’échelle continental.
« Il n’y a pas que la RDC, il y a 15 pays africains, en plus de l’Union africaine à Addis-Abeba qui a reçu ce don « , a-t-il indiqué.

« C’est un très beau geste de solidarité, et j’espère de tout mon cœur que les pays africains qui ont les moyens vont faire de même. A ce jour, seul le Maroc a entrepris cette initiative noble. Nous avons besoin de plus de solidarité pour que nous africains, nous puissions faire face à cette pandémie « ,a-t-il souligné en substance.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
