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Coopération économique : Kinshasa et Tunis explorent les opportunités d’affaires en RDC

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La ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza, a indiqué mercredi à l’hôtel Sultani à Kinshasa, lors de l’ouverture de la 3ème Session du Forum économique Tuniso-Congolais, que le  gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) s’accorde avec celui de  la République Tunisienne pour une solidarité continue.Pour la ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, l’organisation de la 3ème session du Forum-économique Tuniso-Congolais tombe à point nommé, car, a-t-elle dit, elle répond au 2ème axe stratégique du programme de la mandature du Président de la République de la RDC, Félix- Antoine Tshisekedi Tshilombo dans son volet, Croissance économique durable.«  La vision du Chef de l’Etat Congolais consiste à améliorer le climat des affaires et promouvoir l’entreprenariat, rendre le secteur des mines et des hydrocarbures attractives et performants, diversifier l’économie et développer le commerce, l’industrie  ainsi que les Petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les Petites et moyennes industries (PMI). Il s’agit aussi de développer l’agriculture et l’agro- industrie, le tourisme et les Arts, l’aménagement du territoire, le développement et la modernisation des infrastructures » a-t-elle précisé.

Pour elle,  la croissance économique durable exige par ailleurs de relever le défis de l’accès à l’électricité et à l’eau ainsi que la lutte contre le changement climatique.
Raison pour laquelle elle s’est heureuse de prendre part à ces assises en restant convaincue du nombre d’opportunités d’affaires et de coopération qui s’offrent entre les deux pays.

Marie Tumba Nzenza a affirmé que cette coopération solidaire qu’elle  souhaité la plus dynamique possible entre la RDC et la République Tunisienne permettra de concrétiser la volonté et la vision des deux Chefs d’ Etat pour amener les deux pays dans un partenariat stratégique mutuellement avantageux.

Elle a assuré que le projet de protocole d’accords déjà examiné et accepté par les experts des deux pays sera soumis à la signature, dans un bref délai, à Tunis ou encore à Kinshasa.

Ces accords permettront de donner l’élan à une coopération gagnant-gagnant au bénéfice des deux peuples, a-t-elle indiqué, avant de rappeler l’excellence des relations qui unissent les deux pays, à l’exemple de la participation du contingent militaire Tunisien, dans le cadre des opérations de maintien de la paix au Congo lors des troubles de l’après indépendance et l’accueil des étudiants congolais qui poursuivent leur cursus universitaire en Tunisie.

Pour sa part, le ministre des Affaires Etrangères Tunisien, Othman Jarandi qui conduisait la délégation de son pays a fait savoir que la mission économique multisectorielle tunisienne visite la RDC, dans le but d’apprendre les succès des congolais dans les secteurs innovants et à forte valeur ajoutée à l’instar, de « La jeune startup », qui a lancé le premier service de mobilité à énergie électrique d’Afrique Central.

« L’Afrique doit faire confiance à l’Afrique, c’est l’avenir de notre continent qui passe nécessairement par l’adoption d’une vision commune exprimée par le Président de la RDC, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et par le Président de la République Tunisienne, Kaïs Saïed, qui ma chargé de témoigner de cette solidarité interafricaine et de saisir les opportunités que nous devons exploiter pour celer cette fraternité entre les deux pays », a-t-il  déclaré, ajoutant  que cela dans le but de mettre ensemble les hommes d’affaires, les personnalités politiques ainsi que les entrepreneurs à la promotion et à la croissance bilatéral de deux pays en vue de les accompagner dans leur actions respectives.

La délégation tunisienne étaient composée outre du ministres des Affaires Etrangères, de 55 (femmes et hommes) d’affaires appartenant aux secteurs des NTIC, de l’ingénierie, du Conseil des BTP, de l’industrie, de l’énergie, de l’environnement , de la Santé, du Commerce, de l’Enseignement Supérieur.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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