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Actualité

Contrats chinois : L’Avenant n°5 signé, les fonds pour les infrastructures en RDC passent de 3 à 7 milliards USD

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La République démocratique du Congo a signé, ce jeudi 14 mars à Kinshasa, l’Avenant numéro 5 au contrat minier renégocié avec le Groupement d’entreprises chinoises (GEC). Ce contrat signé en avril 2008 avec le GEC, convient-il de rappeler, prévoyait l’octroi des gisements de cobalt et cuivre en échange de la construction des infrastructures. Plusieurs analystes internationaux, ainsi que l’opinion publique nationale avaient jugé cette entente défavorable aux intérêts congolais.

Montant au créneau, ce vendredi 15 mars à Kinshasa, Freddy Shembo, directeur général de l’Agence de Pilotage, de Coordination et de Suivi des Conventions de collaboration (APCSC), a exprimé son satisfecit quant à l’aboutissement heureux de cet avenant.

A l’en croire, la signature de l’avenant au contrat minier entre la RDC et le Groupement des entreprises chinoises (GEC), protège les intérêts de la République.

Ce cinquième Avenant de la « Convention de collaboration relative au développement d’un projet minier et d’un projet d’infrastructures en République démocratique du Congo » est une étape importante franchie dans la coopération entre la RDC et le GEC (Groupement d’entreprises chinoises).

À titre d’illustration, Freddy Shembo révèle que cet avenant consacre la participation de la République démocratique du Congo dans le capital de Sino-Congolaise Hydroélectrique (SICOHYDRO) de Busanga(60% GEC et 40% RDC).

 » Ce contrat minier renégocié avec le Groupement des entreprises chinoises est très avantageux pour la République démocratique du Congo, aujourd’hui le montant dédie aux infrastructures est passé de 3,2 milliards à 7 milliards de dollars. Deuxième avantage, à l’heure actuelle on ne procède plus aux endettements, désormais le financement est direct, il n’y aura plus un creux, chaque année nous aurons plus de 300 millions de dollars pour la construction des infrastructures, mais aussi la Gecamines qui représente la RDC aura désormais une voix qui compte, le dirigeant de la Gecamines aura un mot dans la prise de décisions. Donc la signature de l’avenant numéro 5 de la Convention Sino-congolaise marque le premier pas vers le développement des infrastructures du pays », a-t-il dit.

Le DG de l’APCSC a révélé que la première enveloppe de plus de 600 millions USD est déjà disponible pour le lancement des
travaux de construction des routes dans plusieurs coins du pays.

Par ailleurs, le numéro un de l’APCSC a appelé toute la population congolaise à faire confiance et à soutenir son institution, car dit-il, les erreurs du passé ne vont plus se répéter.

À noter que, l’Agence de pilotage, de coordination et de suivi des conventions de collaboration signées entre la RDC et les partenaires privés, joue le rôle d’interface entre les différentes parties et entités intéressées par les projets issus des accords ou de collaboration en matière d’infrastructures de base et des ressources naturelles.

Pour sa part, le directeur général de l’APCSC Freddy Yodi Shembo a réaffirmé sa détermination à assurer un suivi rigoureux de la convention de collaboration pour le développement d’un projet minier et d’un projet d’infrastructures en RDC. Il a souligné l’importance de la collaboration avec l’Agence congolaise de grands travaux et le bureau technique de contrôle, ainsi que d’autres structures de contrôle, pour garantir l’atteinte des résultats escomptés.

Parmi les points majeurs de cette nouvelle version de la convention, il convient de noter qu’il n’y aura plus de creux financiers. En effet, un montant minimum de 324 millions de dollars sera disponible chaque année pour la construction des infrastructures.

Cette étape marque un tournant significatif dans la coopération entre la RDC et le GEC, ouvrant la voie à un développement accru du secteur minier et des infrastructures en République démocratique du Congo. Les engagements financiers importants et les modifications apportées à la convention témoignent de la volonté des deux parties de renforcer leur partenariat et de stimuler la croissance économique du pays.

La mise en œuvre de ces projets d’envergure représente un défi important pour l’Agence de pilotage, de coordination et de suivi de la convention de collaboration.

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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