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Contrat Chine-RDC revisité : en 2 ans, déjà 650 millions $ d’infrastructures gagnés contre 800 millions en 15 ans avant Tshisekedi (Jules Alingete)
La République démocratique du Congo enregistre un bond significatif : plus de 650 millions de dollars d’infrastructures en deux ans après la revisitation du contrat SICOMINES, contre seulement 800 millions en 15 ans auparavant. Une évolution que Jules Alingete a présentée, mercredi 18 mars, comme un « tournant décisif » dans la gestion de ce partenariat sino-congolais, au cours du forum Médias CHINE-RDC, à Kinshasa.
Une réforme portée au sommet de l’État
Selon Jules Alingete, la revisitation du contrat a été menée sous l’impulsion du président Félix Tshisekedi. « Le chef de l’État a validé les résultats avec tout son cabinet. C’est une réforme structurante », a-t-il affirmé lors du forum Médias Chine-RDC à Kinshasa.
Des revenus et infrastructures mieux répartis
L’ancien inspecteur général des finances a détaillé les retombées financières. « Le pays gagne 324 millions de dollars en infrastructures et 150 millions en dividendes pour la Gécamines », a-t-il expliqué. Au total, environ 470 millions de dollars reviennent à la RDC sur 900 millions de bénéfices, le reste étant capté par la partie chinoise.
Une projection de 7 milliards sur 20 ans
Pour Jules Alingete, la réforme permet d’anticiper des gains durables. « Nous sommes sur une base de 324 millions de dollars d’infrastructures par an pendant 20 ans, soit près de 7 milliards », a-t-il déclaré. Depuis 2024, les financements engagés avoisinent déjà les 700 millions de dollars, preuve d’une accélération du rythme d’exécution.
Des projets concrets déjà visibles
Parmi les réalisations, il cite les rocades de Kinshasa avec 145 millions déjà décaissés sur un coût global de 383 millions. « Ajoutez la route Mbuji-Mayi–Mwene Ditu–Kasese–Ngouba, financée à plus de 300 millions, et d’autres projets comme la route Kamba », a-t-il énuméré. L’axe Mbuji-Mayi–Bukavu–Kamanyola bénéficie aussi de 78 millions déjà mobilisés.
Au total, ces projets dépassent 650 millions de dollars en seulement deux ans. « Avant la revisitation, on était à 50 millions par an. Aujourd’hui, on tourne autour de 350 millions par an », a insisté Jules Alingete.
Il a également souligné le rôle central du projet dans l’économie nationale. « Près de 70 % des infrastructures en cours dans le pays sont financées par SICOMINES », a-t-il soutenu, évoquant un levier majeur d’investissement public.
Enfin, il a illustré cet impact jusque dans l’organisation des activités publiques. « Même pour préparer certaines provinces à accueillir des réunions officielles, il a fallu l’intervention de SICOMINES pour réhabiliter routes et ponts », a-t-il conclu, appelant à « ne pas suivre les vendeurs d’illusions ».