Actualité
Consultations : « Union sacrée, un nouvel élan pour la cohésion nationale », dixit Muyej
Le président de la République Félix Antoine Tshisekedi a commencé à recevoir les gouverneurs des provinces, le vendredi 13 novembre 2020 au Palais de la Nation à Kinshasa, dans le cadre des consultations politiques. Presque tous ont répondu à l’invitation leur adressée par le garant de la nation et du bon fonctionnement des institutions.
La séance a commencé par un exposé du chef de l’Etat sur le contexte politique ayant motivé la tenue des consultations présidentielles. De leur côté, les gouverneurs des provinces ont présenté au Président de la République les principaux problèmes auxquels ils sont confrontés.
S’exprimant à la presse au nom de tous ses pairs, le gouverneur Richard Muyej Mangez Mans du Lualaba est revenu sur ce qu’ils pensent de la coalition FCC-CACH en cette période de crise. « Nous avons suggéré au Chef de l’Etat de réfléchir profondément sur la possibilité de renforcer la coalition FCC-CACH. Nous avons tout le respect pour cette haute autorité et nous faisons confiance en sa sagesse, parce que nous voudrions que tout ce qui sortira de ces consultations privilégie le bien-être de notre peuple, la paix, l’unité et que nous puissions, ensemble, regarder dans la même direction, soutenir l’élan de développement », a déclaré le gouverneur de l’une de provinces les plus riches de la République démocratique du Congo.
S’agissant de l’Union sacrée de la nation prônée par le cinquième Président de l’histoire de la République démocratique du Congo, ces gouverneurs ont donné leur entendement de l’Union sacrée qui sortira de ces consultations lancées par Félix Antoine Tshisekedi.
« Nous avons parlé de manière transparente et claire. Nous venons de constater que nous avons le même entendement concernant l’Union sacrée de la nation. Il s’agit pour nous d’un nouvel élan de renforcement de la cohésion nationale, de manière à réduire le risque de choc politique, mais nous sommes aussi d’accord qu’il ne s’agit pas d’une stratégie pour consolider un camp contre l’autre ou un camp pour minorer un autre », a ajouté Richard Muyej.
Au sujet des problèmes de rétrocession, les gouverneurs ont dit comprendre le contexte actuel. Et tous les problèmes des provinces seront évoqués au cours de la réunion de la conférence des gouverneurs annoncée dans les prochains jours.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
