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Constructions anarchiques dans la baie de Ngaliema : Les « intouchables » font-ils peur à Ngobila ?

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Il ne fait aucun doute que le gouverneur Gentiny Ngobila Mbaka applique la politique de deux poids deux mesures lorsqu’il s’agit de démolir des constructions anarchiques érigées ça et là à Kinshasa !

Selon qu’on est riches et puissants ou selon qu’on est pauvres, le sort des constructions anarchiques ne sera pas le même !

Tenez, Gentiny Ngobila a
procédé ces derniers jours à la démolition des constructions anarchiques dans le cimetière de Kinsuka, situé dans un quartier pauvre de Kinshasa. Il aussi procédé à des démolitions des constructions illégales à Socopao, un quartier de Limete.

Mais ça fait plus d’une année, qu’il est incapable de démolir les constructions anarchiques érigées dans la baie de Ngaliema, bande de terre allant de la rivière GOMBE jusqu’au chantier naval de CHANIMETAL située dans deux quartiers huppés de la Capitale.

L’inaction du gouverneur est d’autant plus choquant car elle sape l’autorité du Premier ministre Sama Lukonde qui avait pris une instruction en janvier 2022 pour raser toutes les constructions illégales de la baie de Ngaliema. Sans quoi, le Projet Corniche, adopté en août 2020 par le gouvernement, qui vise à résorber le déficit en logements, ne verra jamais le jour.

Pire encore, on observe la poursuite des constructions illicites sur ce site. Des individus « puissants » font la loi à la baie de Ngaliema. Sama Lukonde avait pris le soin dans son instruction au gouverneur de Kinshasa, d’associer le patron de la police et de la garde républicaine pour vaincre la résistance des « Intouchables ».

Pour toutes les constructions en règle, le gouvernement a prévu des indemnisations.
Pour cela, il faut justifier des documents ci-après :
– Titre de propriété (certification d’enregistrement valide)
– Contrat de location valide
– Preuve de paiement de la taxe bâtisse
– Permis de construire ou autorisation de bâtir
– Plan de construction approuvé par les services compétents.

Me Lewis Kazadi

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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