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Constructions anarchiques à Funa : Pius Muabilu contredit Ngobila 

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Après le rétropédalage du gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, qui avait annoncé la démolition, à la date du mercredi 25 janvier 2023, de toutes les constructions anarchiques érigées le long des berges de la rivière Funa, entre l’avenue Luambo Makiadi (ex-Bokassa) et le boulevard Lumumba, avant de surseoir à sa mesure la veille de sa mise en exécution, c’est le ministre d’Etat et ministre de l’Urbanisme et Habitat, Pius Muabilu, qui est monté au créneau, pour affirmer haut et fort que ces constructions anarchiques doivent être cassées, aux frais de leurs propriétaires, sans la moindre indemnisation. Une guerre ouverte est ainsi déclarée entre le chef de l’exécutif provincial de la ville de Kinshasa et un membre du gouvernement central.

Les observateurs attendent voir de quel côté va pencher la balance de l’imperium.

A priori, Gentiny Ngobila devrait se plier devant l’option levée par le patron de l’Urbanisme et Habitat à l’échelon national…mais on ne sait jamais.

De l’avis de nombreux observateurs, l’autorité urbaine de Kinshasa, en revenant sur sa décision de démolir des constructions qualifiées d’anarchiques, dans un site impropre au lotissement, a laissé la nette impression de vouloir fermer les yeux sur une situation de nature à encourager dans l’anarchie les concitoyens qui ne respectent pas les normes en matières foncières et urbanistiques. Car, il saute aux yeux de tous que les berges de la rivière Funa ne peuvent accueillir des habitations.

D’aucuns pensent que le ministre d’Etat et ministre de l’Urbanisme et Habitat est intervenu dans le bon sens, celui du respect des textes légaux qui régissent son secteur.

En effet, l’on ne peut comprendre que l’on place sous le régime des indemnisations, des propriétaires des constructions anarchiques, mieux des contrevenants à la loi. S’il y a réellement une volonté politique d’éradiquer les constructions anarchiques à Kinshasa, elle devrait se manifester à travers l’application sans faille de la loi.

Le Phare

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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