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Construction et Infrastructures :”Expo Béton RDC 2022″ annoncée du 11 au 14 mai au Musée national de la RDC

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En vue de mieux se conformer aux différentes règles existantes, “Expo Béton RDC” organise, du 11au 14 mai 2022, dans la capitale Kinshasa, précisément au Musée national de la RDC, le salon de la construction et des infrastructures.

En effet, il s’agit non seulement de provoquer et surtout de susciter une vrai discussion entre les acteurs du secteurs institutionnels, bailleurs de fonds, professionnels de la construction, les universités pour mieux étudier cette question en rapport avec le développement de nos villes actuelles ainsi que leurs expansions et d’y répondre de manière adéquate pour y remédier face aux problèmes qui se posent.

Pour ce qui est de l’objectif principal de cette activité, il sied de noter qu’il s’agit d’une analyse générale et la formulation des pertinentes recommandations en vue de mieux organiser les choses selon les normes pour nos différentes villes. Bien plus, il sera aussi une occasion pour mieux analyser le cadre légal existant qui se rapporte à la normalisation du secteur des infrastructures et travaux publics en RDC.

En outre, cette activité sera aussi une opportunité pour élaborer un avant-projet d’un cadre légal harmonisé et uniformisé dans le secteur des infrastructures et travaux public en RDC, d’analyser autour de la problématique de l’appropriation par les pouvoirs publics congolais, de la direction de la réglementation et normes des infrastructures et travaux publics en RDC, et formulation des recommandations et enfin d’élaborer un avant-projet d’une politique nationale sur la sensibilisation et la vulgarisation des normes liées au secteur des infrastructures et travaux publics en RDC.

Au judes résultats attendus par ces assises de quatre jours, il faudrait noter que l’élaboration d’un cahier général des charges dans chaque domaine, l’élaboration d’une mercuriale des prix des matériaux de construction et autres produits, l’élaboration d’un manuel des procédures qui regroupe tous les secteurs en partant de la composition des matières premières jusqu’à la commercialisation, inciter le gouvernement de la République à intégrer un programme d’urgence dans ses actions pour lancer la réalisation des infrastructures et travaux publics vers les quartiers isolés et enclavés, convaincre le gouvernement de la République à s’approprier les travaux du SOSAK pour inciter des investissements de grandes envergures; de rassurer les promoteurs immobiliers de la normalisation des matériaux et équipements à utiliser sur le territoire congolais ;et enfin standardiser les TOR et TDR auprès des organismes de financements nationaux, internationaux, et ceux en charge des passations de marchés.

Plusieurs personnalités prendront part à ses assises, parmi lesquels : les décideurs politiques, les membres du gouvernement national et provincial, le secteur privé, investissements, commerce et services, industrie; les partenaires au développement, les représentations diplomatiques ; les professionnels de la construction, etc.

Notons que plusieurs sessions seront débattues au cours de ces assises qui comprendront plusieurs ateliers de formation de base sur la normalisation, l’étude des normes proprement dites, l’introduction de l’audit des normes existantes en RDC et enfin l’élaboration des recommandations sur la normalisation, visite de stands, etc.

Melba Muzola/CONGOPROFOND.NET


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Insalubrité : Kinshasa, une capitale crasseuse…

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Kinshasa. C’était la réponse il y a quelques années à une question posée aux participants du magazine « Question pour un champion » sur la chaine de télévision francophone TV5 au sujet de la capitale la plus crasseuse de la planète. Il y avait certes eu de l’indignation à travers la ville. Mais dans la conscience collective, il s’avérait que cette réponse pouvait tout autant être correcte.

La saleté, c’est l’une de caractéristiques de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Le chanteur JB Mpiana l’a dit dans une des ses chansons, soulignant que « Poto Moindo » (belle ville subsaharienne) de jadis est devenue une ville folle, sale, avec des mœurs détruites, une grosse poubelle. Ancien gouverneur de la ville province de Kinshasa, André Kimbuta avait bizarrement pris la décision de placer des poubelles publiques sur les grandes avenues, rendant la mégapole malodorante, des ordures ainsi exposées dégageaient une puanteur insupportable dans la ville. « J’ai demandé aux autorités un financement conséquent pour évacuer les immondices et rendre la ville propre, mais en vain », avait-il lâché une fois. L’on se souvient encore d’une autre phrase qui s’était échappée de lui face à une détérioration indescriptible sur une centaine de mètres de la chaussée de l’avenue de l’Université dans la commune de Ngaba, que la population avait nommé « Libulu Manzengele ». Celui qu’on appelle Haut Sommé ou encore Ya André s’était écrié sur un ton un peu humoristique mais sincère et hors caméra : « Mboka oyo ekobonga lisusu te » (cette ville ne s’affranchira pas de son marasme). C’est la représentation de l’Union européenne à Kinshasa qui s’est investi dans l’évacuation des immondices entassés sur les décharges publiques placées au bods de grandes artères de la ville.

Écarté des affaires, André Kimbuta a laissé la place à Gentiny Ngobila Mbaka. Et ce dernier a de go centré son action sur la propreté de la capitale, avec le programme « Kin Bopeto ». Quelques artères principales dans la ville sont réhabilitées ou même reconstruites après des décennies, mais la saleté a tellement la peau dure à Kinshasa, presqu’au grand désespoir des autorités du pays.

Lorsqu’il y a averses sur Kinshasa, après la pluie, ce n’est nullement le beau temps ! La ville est quasi inondée, l’eau des pluies s’évacuent à peine dans des tranchées et caniveaux non curées, des mares d’eau par-ci par-là ; une configuration de chaos général s’observe à Kinshasa après la pluie, sans mentionner des dégâts importants, et même de pertes en vue humaines occasionnées par le mariage entre le courant électrique dont les fils sont mal installés et les eaux de pluie qui trainent. L’on a encore frais en mémoire le drame de Matadi-Kibala dans la partie ouest de la ville où une trentaine des femmes vendant dans le petit marché à la suite du détachement d’un câble électrique de moyenne tension. C’est à croire que l’autorité n’existe pas, la ville semble ne pas être gérée.

Les communes de Lingwala et Kinshasa…

Certaines communes de Kinshasa pourraient même prétendre au meilleur prix de mauvaise gouvernance. Tenez, les communes de Lingwala et Kinshasa sont presque inaccessibles après même une petite pluie d’une trentaine de minutes. Les conduits d’eau construits depuis la colonisation belge et bourrés d’ordures y jetés par la population en déficit de conscientisation sur la gestion des ordures sont littéralement obstrués. C’est le typique cas du ruisseau de la commune de Lingwala, traversant le camp policier Lufungula, bordant les rues Kato et Entente, ainsi que Kato Nord, avant de franchir l’avenue de Libération (ancienne avenue du 24 novembre) et se muer en rivière Gombe. Ce petit cours d’eau est une parfaite illustration de l’inattention des autorités concernées sur le sujet. Ce ruisseau n’a plus été curé depuis deux ou trois ans, étant devenu un dépotoir d’ordures et un canal de vidange de fosses sceptiques des habitations environnantes. L’eau y coule péniblement, une forte végétation a poussé sur la lie du ruisseau déjà rempli de déchets en plastiques. Le bureau communal de Lingwala ne semble pas du tout s’en émouvoir.

Après la pluie dans la commune de Kinshasa, tout est boue ! La saleté est à son comble, il n’est pas surprenant de retrouver la merde -provenant des fosses sceptiques dans des caniveaux du reste pleins d’eaux qui ne coulent pas ! Les autorités urbaines (les bourgmestres), ainsi leur hiérarchie (le gouverneur), devraient être interpellées au siège de la question de l’hygiène dans la capitale de la République démocratique du Congo, plaide un natif de Lingwala ayant requis l’anonymat.

Martin Enyimo/CONGOPROFOND.NET


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