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Constitution : Le PALU d’accord avec la réflexion prônée par F. Tshisekedi pour le salut de la nation

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Dans un message lu, ce samedi 14 décembre, par le secrétaire permanent et porte-parole du Parti Lumumbiste unifié ( PALU), Me Célestin Ngoma Matshitshi, au siège du parti à Matete/Debonhomme, le plus vieux parti politique congolais encore actif, a fait savoir sa position au sujet du principal sujet d’actualité en RDC : Révision/Changement constitutionnel.

À en croire les partisans du défunt patriarche Antoine Gizenga Fundji, l’examen approfondi de l’actuelle loi fondamentale pourrait ramener la cohésion nationale, seule susceptible de permettre la RDC de faire face à toutes les menaces multiformes qui le guettent.

Sans prendre des détours, le PALU affirme qu’il revient aux Congolais de réfléchir ensemble pour diagnostiquer les maux et adopter les solutions les plus appropriées en vue de promouvoir le salut de la Nation et le bien-être de tous.

Ci-dessous, l’intégralité de la communication

DECLARATION POLITIQUE DU PARTI LUMUMBISTE UNIFIE (PALU) RELATIVE A LA REFLEXION NATIONALE, PRECONISEE PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, ET LES REFORMES CONSTITUTIONNELLES ET INSTITUTIONNELLES SUBSEQUENTES.

Le PALU, en sa qualité de plus ancien parti politique congolais encore actif et dont les soixante ans d’existence coïncident pratiquement avec celle de la Nation congolaise, fait la déclaration politique suivante dans la foulée du discours du Président de la République sur l’état de la Nation, tenu le 11 Décembre 2024 devant le Congrès du Parlement au Palais du Peuple.

1. Le PALU rappelle à toute les filles et à tous les fils de la grande Nation congolaise que le seul bien précieux commun qu’ils possèdent et dont ils doivent prendre le plus grand soin est leur Pays et leur Nation, constitutifs de la République Démocratique du Congo.

Il est un droit et un devoir pour chacune d’elles et pour chacun d’eux de se préoccuper en permanence de l’état, de l’évolution et de la bonne tenue de
leur mère-Patrie.

2. Il est pertinent que chaque congolaise et chaque congolais examinent sans cesse la marche politique de la Nation durant son existencesoixantenaire et en dégage objectivement les aspects positifs et négatifs.

3. En ce qui concerne les aspects négatifs, force est de constater la
persistance et la récurrence des antivaleurs ci-après :

1) La propension à transformer les divergences politiques en conflits individuels haineux conduisant parfois même à la mort des uns et des autres ;

2) L’apparition régulière des rébellions et des soulèvements entraînant la perte de nombreuses vies humaines et la naissance d’innombrables
traumatismes et drames sociaux ;

3) La perturbation fréquente de la paix, engendrant de longues périodes de trouble dans le Pays, inhibitrices du développement de celui-ci ;

4) L’existence continue de l’impression largement partagée par le Peuple d’une mauvaise répartition de la richesse nationale ;

5) Le développement inquiétant de la corruption et du manque d’intégrité entachant quasiment tous les grands projets nationaux tant administratifs, comme les élections, que technico-économiques, comme la construction des infrastructures, l’exploitation des mines et des forêts ainsi que la passation des marchés publics.

Toutes ces antivaleurs produisent dans le Peuple un sentiment d’inquiétude pour l’avenir et de mal-être pour la vie du moment.

Elles ne peuvent en aucun cas conduire à la construction d’une grande nation riche, prospère, unie et solidaire au cœur de l’Afrique.

4. Face à une telle situation, le PALU estime que, sans atermoiements, il
revient aux congolaises et aux congolais de réfléchir ensemble pour
diagnostiquer les maux et adopter les solutions les plus appropriées en vue de promouvoir le salut de la Nation et le bien-être de tous.

Un tel exercice, qui, pour être utile et réussi, implique l’écoute mutuelle de tous et l’inclusivité de toutes les forces vives significatives de la Nation, s’avère indispensable et exige pour la capitalisation étatique de ses conclusions qu’il soit initié par celui qui a pour mission primordiale de
rassembler la Nation et de présider à ce genre de rencontre concernant le
devenir du Pays et du Peuple.

Ce responsable suprême n’est autre que le Président de la République.

En outre, un forum pareil se devrait d’aborder toutes les questions
essentielles pour la vie de la Nation sans complaisance, sans tabou ni subjectivité en commençant par les matières primordiales pour terminer par les subsidiaires comme les ajustements ou amendements éventuels à la Constitution, découlant des conclusions fondamentales précédentes sur le système politique national tel qu’il fonctionne réellement et présentement.

5. C’est pourquoi, le PALU soutient la proposition du Président de la
République de l’organisation urgente d’un tel exercice, pouvant alors
ramener la cohésion nationale, seule susceptible de permettre au Pays de
faire face à toutes les menaces multiformes qui le guettent.

La Nation congolaise est attaquée dans son intégrité territoriale, politique et
sociale. Elle doit impérieusement s’éveiller, se redresser et reprendre sa
marche audacieuse vers le progrès et le développement dans la paix et l’unité.

6. Le PALU formule enfin le vœu de voir chaque force vive significative de la
Nation privilégier la survie et l’intérêt supérieur objectif de celle-ci.

Que vive la Nation congolaise, unie et indivisible !
Que vive la RDC, la mère-patrie, unique et commune de toutes les
Congolaises et de tous les Congolais !

LE PEUPLE VAINCRA !

Fait à Kinshasa, le 14 Décembre 2024

Pour le Parti Lumumbiste Unifié (PALU)

Le Secrétaire Général Chef du Parti

Godefroid MAYOBO

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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