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Constant Omari : démissionnez, monsieur ! ( Lettre ouverte du journaliste Gede Luiz Kupa)
Lettre ouverte à Monsieur Constant Omari
Concerne: Votre démission
J’aimerai sincèrement commencer par une salutation « Bonjour » mais vous et moi savons que vous n’avez pas besoin de ça, puisque la vérité énerve.
Monsieur Selemani, avec tout le respect que j’ai pour vous et votre statut, je viens vous demander de démissionner de votre poste de président de la fédération de mon pays, à cause de votre mauvaise gestion durant ces seize dernières années à la tête de cet organe faîtièr du football congolais.
Honnêtement, je ne comprends pas comment vous avez fait pour dominer notre football avec votre gestion calamiteuse qui n’est plus à démonter. Car même les aveugles peuvent voir!
Mais, je crois que j’ai une petite idée de comment vous avez fait, si je dois rejoindre mon brave ami tunisien. Malgré tout ce qui s’est passé en politique dans ce pays, vous êtes quand-même resté intouchable en gardant les bonnes relations avec tous les régimes qui se sont succédés.
Depuis 2003 que vous êtes président de la FECOFA qu’avez vous fait de concret pour le football congolais, puisque je me rappelle qu’après être joueur de basket-ball à l’équipe de l’ONATRA vous êtes du coup passé chez Daring pour rebondir dans le football, vous qui aviez pourtant les affinités avec votre sport…le basket-ball, vous auriez fait un bon président là-bas. Non? Connaissant les ABC de cette discipline mais Hélas !!!
Ayant compris que le football et sa fédération sont le seul circuit où vous pouvez vous faire plein les poches sans rendre des comptes à personne, vous vous êtes accroché et avez tourné tout à votre avantage ! Conséquence, les statuts de la fédération, les conditions d’éligibilités pour devenir président de la FECOFA ne protègent que vous, puisque seul vous, répondez à ces critères.
Les méthodes que vous utilisez à chaque élection mascarade pour rester le seul et unique tout-puissant, incontesté, avec 100% de voix, pas de conçurent, peuvent les prouver.
Tout bonnement, la CAF dans sa bêtise parlera d’ingérence lorsque les pays voudront remettre de l’ordre dans leurs fédérations en essayant de s’occuper des gens comme vous monsieur Selemani.
Parlons peu, parlons bien…
Pendant 16 ans de pouvoir, quel est le projet à long, moyen ou court terme que vous avez mis en place et qui a donné satisfaction actuellement ? Rien.
Les équipes d’âges existent-elles ? Où se joue leurs championnats? Quelle est la politique mise en place par votre fédération pour assurer la relève des générations qui passent? Ou bien vous attendez que ces parents de l’Europe envoient leurs enfants à l’école, qu’ils soient formés pour que vous les récupériez ?
L’équipe féminine, quel est son avenir ? Le championnat du football féminin est dans quel état ? Quel est votre politique pour que les joueuses de toutes les provinces se retrouvent au moins dans un championnat où elles peuvent se mesurer?
Où passe l’argent que donne la FIFA pour l’encadrement des jeunes, des entraineurs, des arbitres??? Le regretté centre Kurara Mpova sert à quoi concrètement ? Une vraie direction technique existe-elle?
À cause de votre megestion de «débrouillez-vous seulement» la corruption a atteint un niveau considérable dans le chef de tous ceux qui rôdent autour de vous, un amateurisme criant bat son plein dans tous les plans de votre cabane de fédération, que ce soit dans l’administration, la communication….
Votre fédération autorise et facilite la triche, combien des joueurs jouent avec plusieurs âges, et voyagent même avec des faux documents parrainés, signés et scellés par votre fédération ?
C’est quoi l’avenir du football congolais ? Les championnats s’organisent comment? Les ligues, les ententes, dans toutes les provinces quelle est cette politique que vous avez mise en place pendant 16 ans pour qu’on vous garde toujours ?
Les exploits de mazembe grâce à la fortune de son président ces dernières années, et ces efforts de V.Club, c’est ce que vous mettez en avant pour parler de votre réussite ? Ayez honte svp
À chaque match de léopards sénior à l’extérieur comme à domicile, l’État débourse combien pour un seul match, des sommes que vous ne justifiez à personne, Ne rendez des comptes à personne, personne ne vous évalue !!! Wow quel pactole !
Toutes ses personnes qui ont cherché à vous combattre, aujourd’hui ils travaillent à votre service, déjà corrompus, et tous se soumettent à vos ordres comme de petits chiens! Vous avez créé un réseau constitué de vos amis, vos « pirs » petits, vos mukala… (Même ceux qui ne méritent pas)
Prêts même à vous lécher les pieds, toujours là à faire votre culte, à menacer certaines personnes, à intimider et vous défendre aveuglement à cause de pourcentage qu’ils vous doivent à chaque mission !
Ils vous craignent tous, incapables de vous dire que vous déconnez souvent, vous ne respectez non seulement pas la nation, mais vous savez aussi humilier vos collaborateurs.
Vous avez humilié les joueurs et le staff devant les caméras du monde en leur exigeant de présenter les excuser devant vous et la nation pour vous laver les mains. A vous entendre, on croirait que vous étiez innocent dans cette affaire, alors que c’est vous le vrai problème depuis le début.
Plus d’un million de dollars jeté à Marbella pour une soi-disant meilleure préparation de la CAN, où est passé l’enveloppe remise par la CAF? Et ça reste à vérifier si réellement 16 jours en Espagne pour une délégation de 37 personnes ont coûté cette somme. Mais de qui se moque t-on ?
Vous avez haï et combattu tous les ministres qui vous ont toujours demandé d’évaluer et justifier les fonds qui vous sont donnés. Pas loin en 2018, vous avez été incarcéré pour une affaire de détournement des fonds, mais puisque vous avez élargi votre réseau maléfique, vous vous êtes en sorti sain et sauf!
Le contrat flou avec votre équipementier « O’Neills » (ramasser on ne sait où) toujours pas clair, parfois ça signe, parfois ça signe pas…. vous êtes spécialiste pour nous ramener toujours des marques de quatorzième zone méconnues du monde sportif que nous façonnons après (Errea, Airnes, Kipsta etc…) . Pendant que les nations comme la Namibie s’habille en Umbro!!! Nous arborons fièrement »O’Neils » comme si la Nation ne déboursait rien pour ça.
Aujourd’hui notre football est clairement resté derrière plusieurs pays malgré les talents que regorge notre pays, à cause de ce manque de vision et ce goût de lucre qui anime votre circuit, pour un grand pays comme la RDC.
Même les Burundi, Madagascar, Ouganda ont des vrais championnats de jeunes dans leurs pays et on peut clairement voir les résultats, mais chez nous, c’est ce système conduit et géré par vous et votre bande qui tue par contre notre football.
Assumez votre merde, démissionez vous et votre écurie, vos grades et titres à la CAF ou à la FIFA ne nous servent à rien, puisque les léopards (U23) ont été disqualifiés sous votre nez, V.Club (2016) Mazembe (2012) ont été également disqualifiés sur un dossier qui se gère aussi à l’interne sans bruits mais vous étiez incapable de faire quelque chose, nos clubs et équipes nationales sont souvent victimes des mauvais arbitrages alors que vous êtes vice-président de la CAF, c’est quoi votre rôle, vous ne pesez pas, on a compris que vous êtes juste une marionnette au service des puissants de la CAF et de la FIFA qui vous protègent pour leurs intérêts mesquins !
Votre fin sera brutale et pas belle à voir, s’il faut pas qu’on parle d’autres dossiers confidentiels que vous et moi savons… Pour ne s’arrêter que par là, soyez un homme, assumez et partez! Laissez la chose avant qu’elle ne vous laisse!!! À bon entendeur….
Fait à Kinshasa le 10 juillet 2019 par Gede Luiz Kupa, Journaliste Sportif
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
