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Conseil de sécurité de l’ONU : La RDC ne plaide plus, elle tonne et Haïti n’est que le début !
Ce 21 juillet 2026, dans l’hémicycle glacé du Conseil de sécurité, une femme a changé la donne. Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre d’État congolaise, n’est pas venue « s’exprimer ». Elle est venue dicter une nouvelle grammaire diplomatique. Au nom du Groupe A3 – ce trio africain que forment la RDC, le Libéria et la Somalie – elle a fait voler en éclats la routine onusienne.
Là où les grandes puissances voient une crise haïtienne parmi d’autres, la RDC y lit le symptôme d’un ordre mondial dysfonctionnel : une république sœur livrée aux gangs, une communauté internationale en pilotage automatique, et des populations oubliées. Kinshasa, forte de ses plaies et de ses résiliences, s’est levée pour dire : « Assez des demi-mesures. La paix ne se décrète pas, elle se construit par ceux qui savent ce que perdre un État signifie. »
Les mots de la Ministre d’État n’étaient pas une simple litanie diplomatique, mais une doctrine en actes. Elle a salué la transition politique haïtienne – sans naïveté. Elle a dénoncé l’insécurité – sans langue de bois. Mais le coup de maître fut cette exigence : la protection des enfants victimes des gangs, placée au même niveau stratégique que le démantèlement des réseaux criminels. Ce faisant, la RDC a opéré un triple pont : entre sécurité et justice, entre urgence humanitaire et développement durable, entre Haïti et l’Afrique.
Autrement dit : « On ne combat pas des gangs avec des discours, mais avec des policiers formés, des juges intègres et des routes qui désenclavent. »En appelant à un déploiement accéléré de la Force de répression, Kinshasa a signifié que la solidarité ne se mesure pas en résolutions, mais en résultats. Ultime rupture : la RDC n’est plus ce pays qui attend qu’on l’écoute. Elle est devenue celle qui donne le tempo.
En réaffirmant la solidarité du Groupe A3 avec Haïti, Madame Kayikwamba Wagner a posé un acte politique majeur : l’Afrique ne se contente plus de regarder les crises du monde, elle s’y invite avec ses propres armes – l’expérience des tumultes, la connaissance des transitions, la lucidité sur les limites du multilatéralisme. Ce n’est pas une prise de parole. C’est un manifeste.
Et si la 10198ᵉ séance restera dans les annales, ce n’est pas pour ce qui y a été dit, mais pour ce qui y a été amorcé : une diplomatie congolaise d’influence, debout, offensive, et résolument tournée vers l’avenir. Haïti n’est qu’une scène. Le monde, lui, est désormais prévenu.
Cellcom Minaffet