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Congrès de l’UNPC: accusé d’avoir exigé 40% d’un don de la Première dame, Jolino Makelele dément et dénonce une « invention grave »
Face aux accusations des proches du président de l’UNPC, Joseph Boucar Kasonga Tshilunde, selon lesquelles, il aurait exigé 40 % de 100.000 $ reçus de la fondation Denise Nyakeru Tshisekedi pour l’organisation du Congrès de la presse nationale annoncé à Moanda( Kongo central), le ministre d’État en charge de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, David-Jolino Makelele, est monté au créneau pour balayer d’un revers de la main ce qu’il a qualifié d' »invention grave ».
En effet, au cours d’un entretien avec la presse, ce mardi 29 septembre, ce membre du gouvernement a décrié ces allégations en affirmant qu’il ne s’est jamais présenté auprès de qui que ce soit pour chercher de l’argent. » Personne ne peut en apporter la preuve ! En réalité, les gens ont compris qu’ils sont mal barré, ils ont mal géré, ils cherchent à qui attribuer la responsabilité pour ne pas se justifier. C’est triste qu’à ce niveau de responsabilité, on en vienne à inventer des choses aussi grave. Moi, mon honneur n’a pas des prix. Ma dignité non plus. Je dis le congrès de Muanda aura bel et bien lieu. Que ceux qui sont contestés dans leurs fonctions ne puissent pas se présenter, comme ça on aura des candidats nouveaux », a martelé le ministre.
D’ores et déjà, il se réserve le droit de saisir la justice sur cette affaire, car au courant des officines qui sont derrière ces genres d’opérations.
Notons que ce même mardi 29 septembre, devant la presse, Jean-Marie Bassa, rapporteur de la commission des cartes au sein de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), avait publiquement accusé le ministre de la Communication et des médias, David Jolino Makelele, d’avoir exigé 40% sur les 100 milles Usd donnés par la fondation Denise Nyakeru pour l’organisation du congrès.
« Tout ce que le ministre a dit hier( lundi) ça n’engage que lui-même. Il n’a aucun pouvoir sur nous et l’UNPC n’a pas d’argent à donner à ceux-là qui demandent des pourcentages. Nous n’avons pas les 40 % à donner au ministre », avait t-il dit.
Jean-Marie Bassa affirme, par ailleurs, que d’autres demandes de pourcentage tombent en cascade sur l’enveloppe globale de financement du congrès. « Ce qui pourrait être à la base du désordre tant voulu par ceux qui seréclament comme des ayant droit », a-t-il conclu.
Notons que le Comité dirigé par Kasonga Tshilunde persiste dans l’organisation du Congrès du 5 au 7 octobre prochain à Moanda. Les congressistes quitteront Kinshasa le 04 octobre 2020, à 12 heures, » escortés par la Police Nationale Congolaise”, a précisé Jean-Marie Bassa.
Rappelons que plusieurs structures ont tenté leur médiation, tant officielle qu’officieuse, pour aplanir les divergences entre différentes ailes de l’UNPC en guerre de légitimité.
Parmi elles, l’association sans but lucratif, Journaliste pour l’unité et la paix, (J.U.P), annonce la tenue d’un point de presse ce mercredi 30 septembre à Kinshasa. Son objectif : rendre compte de leur mission de bons offices menée pendant quelques jours pour la réconciliation de ces deux ailes en conflits au sein de l’Union nationale de la presse du Congo, (UNPC) depuis plus d’une année.
Cette structure profitera de cette occasion pour fixer l’opinion nationale et internationale sur sa participation à ces travaux de Moanda et sur le dépôt ou non des candidatures de certains de ses membres aux différents postes du bureau de l’UNPC.
Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET
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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
